L’Île

L'Île
2012
Olivier Boillot

On l’attendait avec une impatience grandissante, Le blockbuster ultime de l’année sort enfin en DVD ! Doté d’un budget colossal de cent mille euros, cet ambitieux film retranscrit la fameuse histoire de L’Île Mystérieuse en pleine seconde guerre mondiale. Quel génie !

Après un terrible accident d’avion dont l’explication est implaquable, trois hommes fuyant la France pour les Etats-Unis se retrouvent perdus en plein océan. Albert, Pierre et Franck (incarnés par les talentueux Michel Beatrix, Kaddour Dorgham et Jérémy Duplot, ça ne s’invente pas) trouveront finalement une île pour s’y réfugier après quelques heures à la dérive. En quête d’eau et de vivres, tout trois se mettent en route à la découverte de l’île. Mais alors qu’un ruisseau leur tendait les bras, Pierre disparu. Albert partant dans sa direction disparu lui aussi mystérieusement. Franck, voulant les rejoindre, disparu lui aussi. Ils étaient tombé dans un piège : un trou de 5m de diamètre. Pire encore, il semblerait q’un poulpe géant leur veille du mal…

Mise en scène d’exception, paysages superbes et ultra réalistes, histoire passionnante et acteurs irréprochables font de ce film un pur chef d’œuvre. Et quelle fin magistrale entre l’absence de ce qu’on pensait certain et l’apparition du sous-marin et tout les secrets qu’il renferme ! Pas convaincu ? Evidemment, tout cela n’est que l’exact opposé de la réalité : les acteurs ne sont pas capables d’aligner deux mots et en font des caisses, le scénario est atroce entre le coup des vilains nazi, le poulpe inexistant, les décors qui changent toutes les deux secondes, le coup du sous-marin et ses délires hallucinatoires et les autres innombrables incohérences. Ça en serait presque drôle s’il se passait quelque chose, mais non : on restera du début à la fin les trois rescapés dont l’un meurt rapidement. Sous entendu à cause du calamar mais comme on ne le voit jamais… On a même presque l’impression que le réalisateur a lâché ses acteurs en pleine impro, histoire comprise. Bref vous l’aurez compris, on assiste à de la merde en barre.

Ce contenu a été publié dans Cinéma, Critiques. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.