Rétrospective sur Desperate Housewives

Desperate Housewives
2004-2012

Apparue la même année que Dr House, la série a elle aussi livré son dernier épisode cette année. Pour ABC, cette incroyable aventure débuta le 3 octobre 2004 sous les yeux de 21,64 millions d’américain, un lancé en fanfare. Mettant en scène le quotidien mouvementé de femmes au foyer, la série fut un carton colossal auprès des femmes y trouvant une série sur elles. Et pour les hommes, quel plaisir de pouvoir ainsi admirer des femmes magnifiques. Marqué par le suicide de leur amie Mary Alice Young (Brenda Strong), on suivra principalement quatre femmes : Bree (Marcia Cross), la sainte avec un balais dans le cul dont le mari Rex (Steven Culp) va gaîment voir ailleurs ; Susan (Teri Hatcher), la divorcée élevant seule sa fille Julie (Andrea Bowen) ; Lynette (Felicity Huffman), la mère de famille nombreuse spécialisée dans la ponte de roux, et qui représente le couple pilier avec son mari Tom (Doug Savant) ; et enfin Gabrielle / Gaby (Eva Langoria), la grosse salope qui trompe à tour de bras son riche mari Carlos (Ricardo Chavira), qui se tue pourtant à la tâche pour qu’elle puisse claquer des centaines de milliers de dollars en fringues et autres bijoux, avec John, son jardinier pourtant mineur. Et pour pimenter leur quotidien, Wisteria Lane accueillera aussi le beau gosse plombier Mike (James Denton), prêt à faire chavirer les cœurs, et Edie (Nicollette Sheridan), la grosse pute qui veut se taper le premier venu. Et comme cela en deviendra la recette, cette saison se structurera autour d’une enquête sur la famille Young, et plus précisément Paul (Mark Moses), le mari. Et avec une moyenne de 24,13 millions de spectateurs et tout de même 30,62 pour le dernier épisode, on peut dire que le succès est ahurissant. Et c’est mérité puisque la saison est très drôle et les personnages, sans être tous très bien interprété, sont intéressant et c’est très bien structuré.

La saison 2 sera quand à elle tout simplement l’une des meilleures : l’histoire de la famille Young prend de l’ampleur, une famille afro-américaine arrive avec son lot de secrets, Carlos passe par la case prison, Susan et Mike se trouvent, Bree se remarie fissa avec son dentiste George (Roger Bart) qui se révélera être un gros psychopathe ayant tué Max, et rencontrera aussi à la fin de la saison Orson (Kyle MacLachlan) qui prendra une importante place par la suite. La pauvre devra aussi faire avec deux enfants difficile (ils se volatiliseront d’ailleurs de la série par la suite avec infiniment peu de réapparitions). Cela a donc permit à la série de définitivement s’installer comme l’un des plus grands piliers de la télévision américaine avec une moyenne de 23,99 millions de spectateurs.

La saison 3 sera pour sa part une saison assez chiante. Orson ayant foutu Mike dans le coma, Susan va voir ailleurs : Ian (Dougray Scott). Edie en profite pour retenter sa chance auprès de lui mais fini par se rabattre sur Carlos pour qui les choses semblent mortes avec Gaby. La famille Young fait son retour et se sera la seule petite histoire réellement intéressante. Ce méli-mélo / tournante n’a trompé personne : les audiences se sont effondré en dessous de 19 millions.

Pour la 4° saison, la grève des scénaristes frappait et le résultat en est une Lynette avec un cancer, une Gaby et un Carlos qui se cherchent et une nouvelle menace pèse sur le couple Mike / Susan : Katherine Mayfair (Dana Delany), une nouvelle voisine. La suite logique et fainéante d’une troisième saison déjà plus très glorieuse… Grâce à la grève la saison n’a duré que 17 épisodes et l’hémorragie n’a pas entamé les 18 millions de spectateurs mais le danger rôde !

La 5° saison avait tout de même pour elle un sacré atout : changement de temps. L’action se déroule ici cinq ans après les évènements précédents et les révélations fusent : Carlos est aveugle et est co-responsable des deux monstres pondus par Gaby et suite à leur accident de voiture, Susan et Mike se sont séparés et il va se remarier avec Katherine. Mais cela cachait aussi un autre fait : les actrices vieillissent et il devient impossible de les faire paraître 35 ans. Et avec le nouveau voisin complètement fou qu’est Dave Williams (Neal McDonough), cette saison se dote de sacrés attraits. Et bien qu’il y est quelques flottements, la recette reprend pas mal. Mais la mort de Edie pour des raisons obscures fut senti comme une trahison pour les fans et cette saison n’aura attiré plus que 15 millions de spectateur de moyenne…

On pouvait le sentir, la fin de la série avançait très vite et que pouvait-on espérer ? Et contre toutes attentes, la sixième saison sera peut-être la meilleure pour certains entre l’idylle de tout les couples et la nouvelle histoire assez passionnante de la énième voisine : Angie (Drea de Matteo). Aussi charismatique qu’envoûtante, cette beauté gitane amènera une histoire recherchée et poussée qui commençait à sérieusement manquer à la série. Mieux encore, la relation entre Bree et Karl (Richard Burgi), l’ex mari de Susan, donne une fougue rafraîchissante. Mais cela n’a pas suffit et les audience descendent en dessous de 13 millions.

Pour l’avant dernière saison, Paul Young revient à nouveau, innocenté et bien décidé à se venger de son lynchage au sein de Wisteria Lane. Pour se faire, il veut y ouvrir un centre pour multi-récidiviste ! Côté voisins, on accueillera Renee (Vanessa Williams), une amie de Lynette. Pour ce qui est des couples, Bree est à nouveau célibataire tendit que les Scavo et les Delphino subissent la crise de pleine face. Un vent de morosité souffle sur la ville et si la saison est pleine de bonne idées, les audiences tombent dramatiquement à 11 millions avec des sous-pointes en dessous de 10, ne laissant d’autre choix à son créateur que de faire une dernière saison pour leur dire adieu.

Pour la dernière saison de la série, Marc Cherry, le créateur du show, n’aura pas tenu sa promesse faite dès la saison une qui stipule que s’il reste plus de sept ans à l’antenne, il ferait venir des extraterrestres à Wisteria Lane. Pas de nouveaux voisins non plus, excepté Ben (Charles Mesure), le futur grand amour de Renee. À la place, la saison s’axera autour du meurtre d’Alejendro (le beau-père de Gaby qui la violait quand elle était petite), tué d’un coup de chandelier par Carlos. Et tout le monde y participe que se soit pour cacher le corps et autre. Il s’agira donc d’un bras de fer entre les enquêteurs de police et nos quatre femmes. Le tout s’achèvera dans un procès mené d’une main de maître, Trip (Scott Bakula), qui deviendra le nouveau copain de Bree, principale accusée. Et alors que la fin approche et qu’on croyait à un happy end, la série se termine par un tour d’horizon des familles qu’on a suivit depuis le début, tous dispatchés aux quatre coins du pays et qui ne se retrouveront plus jamais ensemble et encore moins à Wisteria Lane. Une fin qui est carrément un bras d’honneur à la série tant celle-ci est représentée par toutes ces personnes vivant ensemble à Wisteria Lane. Mais la plus grosse connerie survint bien avant avec la mort la plus inutile et irrespectueuse qui soit : la mort de Mike. D’une bêtise affligeante, ce passage est douloureux tant il n’apporte que du désespoir. On gardera aussi en travers de la gorge la séparation, heureusement passagère, du seul vrai couple de la série : Lynette et Tom.

La série a t-elle trop durée ? Non, l’intérêt y était toujours important. Le principal problème de la série réside dans les passages mélodramatiques et la gestion des acteurs. La série était infiniment meilleure lors des conneries des petits Scavo, des déboires sexuels de Bree, des dérives de ses enfants et autre situations cocasse avec un jardinier. Alors pourquoi nous refiler la crise, le cancer et la mort en pleine face ? Mais cela est aussi dû aux hallucinants caprices des actrices, toutes plus cupides les unes que les autres, entraînant des coûts ahurissant, d’autant que la fabrication d’une ville entière n’est pas donnée. Bref, cette excellente série incroyablement divertissante et rafraîchissante est tombée peu à peu dans la morosité et la sympathie de ses personnages aurait pu suffire s’ils n’étaient pas ainsi malmenés. C’est indéniablement un poids lourd de l’audiovisuel qui s’est arrêter le 13 mai dernier et c’est d’autant plus regrettable que cette fin restera pour toujours en travers de la gorge de millions de personnes…

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1 réponse à Rétrospective sur Desperate Housewives

  1. blake dit :

    je trouve tu vas un peu fort sur les insultes antoine « pute » « grosse pute » …

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