Des étoiles plein les yeux

Des étoiles plein les yeux
2005
Forest Whitaker

Quel serait le quotidien, la vie de la fille du président des Etats-Unis ? Mène t-elle une vie normale ou n’est-elle qu’un objet de communication politique ? C’est sur ce principe très limite que s’appuie le film, partant d’emblée sur une idée pas vraiment captivante.

Dans le film, on s’intéressera au cas imaginaire de Samantha Mackenzie (Katie Holmes), fille du président américain (Michael Keaton), actuellement en pleine campagne de réélection. Après avoir voyagé et découvert le monde, elle voudrait avoir maintenant une vie normale, et souhaite se lancer dans des études « normales ». Mais entre les paparazzi, l’attention des autres élèves et ses quatre gardes du corps, difficile de passer inaperçue. Et quand enfin elle trouve une personne qui l’apprécie tel qu’elle est, son statut politique la rattrape.

Si le principe de base semble bien trop léger pour servir de scénario, à l’image de son affiche franchement vide, ça n’est rien par rapport au manque de profondeur de l’approche. Dès le début, on note un énorme problème de cohérence : on nous la présente comme la fille du président, telle une caractéristique intemporel. Ne pouvant l’être qu’à deux reprises et aux vus du contexte, la miss ne l’est que depuis trois ans. Alors pourquoi ce réveil universitaire à 26 ans ? Qu’à t-elle fait entre pendant les neuf années qui la sépare du lycée ? C’est le fait d’être un truc du genre fille de sénateur qui a dû l’empêcher de mener une vie normale ? Difficile à croire… Et quel bel exemple paternel que de laisser sa fille en vadrouille aussi longtemps ! C’est un peu là le principal problème du film : son côté fleur bleu et guimauve ne lui octroie pas le droit de se priver de scénario correcte. Une idylle entre la fille du président et un agent des services secrets ne suffit pas, du moins pas dans l’état. Pour la première moitié du film, le simple charme de Katie Holmes et l’ambiance universitaire mêlée à cette légèreté nous suffit, mais dès que l’identité de l’amoureux transit tombe, l’intérêt du film s’effrite à cause de son histoire figée et l’absence de nouveaux éléments. La fin est même carrément ennuyeuse. Passé l’amorce mignonne et son développement sympathique, le film s’embourbe et trébuche.

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