L’Ombre du mal

L'Ombre du mal
2012
James McTeigue

Edgar Allan Poe était un grand romancier et poète du XIX° siècle. Personnage sombre et mystérieux, il pouvait aussi bien écrire de magnifiques poèmes romantiques que des histoires tortueuses sur la folie des hommes et leurs penchants macabres. Pour le film, l’histoire mélangera celle de l’écrivain à celles de ses livres.

Edgar Allan Poe (John Cusack) mourut le 7 octobre 1849, retrouvé agonisant sur un banc dans un parc. Que c’est t-il passé ? Le film prend place quelques semaines avant, alors que l’inspecteur Fields (Luke Evans) enquête sur un meurtre bien étrange : une femme égorgée, sa fille dans la cheminée, un assassin qui a verrouillé la porte à l’arrivée de la police mais personne à l’intérieur. Comment a t-il put fuir de l’appartement ? À son arrivée sur place, l’inspecteur dénoue immédiatement l’affaire : la fenêtre utilise un système de ressort et n’est pas réellement clouée. Grand amateur de Poe, il a tout de suite retrouvé l’une de ses histoires. Au second meurtre, plus de doutes, il s’agit clairement d’un imitateur. Edgar se joignit alors aux opérations, mais même en sachant sa prochaine attaque, il ne put empêcher l’enlèvement de sa bien-aimée Emily (Alice Eve). Va alors débuter une chasse à l’homme entre l’écrivain et sa création.

Le film commence sur une erreur de taille : annoncer la mort imminente du personnage principal. Bien sûr, ceux qui connaissent la date de sa mort s’en serait rendu compte avec l’année de l’action, et l’annoncer met tout le monde sur un pied d’égalité, mais il n’empêche que l’histoire nous donne d’emblée l’un des aspects du dénouement, décevant d’ailleurs. Pour ce qui est de l’histoire, on ne peu que saluer sa cohérence et sa solidité tant tout se suit avec une logique indiscutable. Une enquête digne des meilleurs Sherlock Holmes. Et si on y croit autant, c’est pour beaucoup grâce au duo principal écrivain / inspecteur qui est porté par l’incroyable talent de ses interprètes. L’ambiance graphique pesante et sombre, ainsi qu’un rythme des plus effrénés aident grandement l’immersion. On regrettera juste la fin trop prévisible puisqu’historique. On aurait presque souhaité une entorse osée avec un Poe vivant sous les traits d’un nouvel homme, soyons fous : Jules Verne. Reste un excellent thriller très bien ficelé, dynamique, et avec un casting imposant.

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