Paranormal Activity 4

Paranormal Activity 4
2012
Henry Joost, Ariel Schulman

Sorti de nulle part, Paranormal Activity avait fait main basse sur le box office en conquérant / terrifiant largement le public grâce à une campagne efficace, un excellent bouche à oreille et un procédé révolutionné : le found footage (réalisation en caméra embarquée). Un succès monstre mérité qui fut reprit à deux reprises, mais sans convaincre autant. Ce quatrième volet arrivera t-il à renouveler la formule ?

Comme ce fut le cas pour chacun des films, on y découvre une nouvelle famille, qui sera victime d’un esprit frappeur. Tout se passait bien pour cette petite famille américaine, quand un jour leur voisine « tomba malade ». – Il s’agit de Katie (celle des précédant films), qui est toujours possédée. – N’ayant personne (et pour cause), ils acceptent de prendre pour quelques jours son « fils ». Très vite, la jeune Alex se rend compte que le petit n’est pas normal. Entre des apparitions impromptues, des insomnies et des discutions dans le vide (« copain » « imaginaire »), elle décide de prendre les choses en main et de demander à son copain de filmer la maison, pour y déceler des preuves. Mais des fois, mieux vaut ne pas savoir…

À première vue, on pourrait croire au retour de la même formule, mais le film ira beaucoup plus loin. Si la jeune Alex est charismatique, on notera surtout une technique mieux maîtrisée et plus aboutie, et une histoire bien plus complète qu’auparavant. Bien plus rythmé, le film nous fera sursauter rapidement et l’échelonnement de la violence des manifestations commencera plus fort, évoluera plus vite, et finira bien plus loin que tous les autres. Si le gamin est flippant, ça n’est rien comparativement à la Kinect. Reconnaissance de mouvements de la Xbox 360, l’appareil nous dévoilera sa face cachée, et son utilisation est d’une efficacité redoutable. Dénué de temps morts mais tout autant stressant et psychologique que ses aînés, le film marque une importante évolution pour la saga en renouant avec la surprise et l’inventivité, proposant un spectacle horrifique beaucoup plus impactant. Son final magistral est des plus terribles et promet une suite ambitieuse qui, comme l’a fait remarquer très justement un spectateur, pourrait frôler le Resident Evil. En mieux, espérons le…

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