2012

2012
2009
Roland Emmerich

Dans quelques heures, selon une interprétation du calendrier maya, dans la nuit du 20 au 21 à 0h30 précise, notre monde sera détruit. Après avoir fait mu-muse avec le climat dévastant la Terre dans Le Jour d’après, qui n’est pas sans rappeler Sunshine au niveau scientifique (plausible, mais pas à si courte échelle), Roland Emmerich revient pour nous faire vivre LE film catastrophe. Mais une chose est sûr, si il se passe quelque chose demain, ça ne sera pas ça…

Suite à des éruptions solaires d’une force sans précédents, une quantité anormale de neutrinos (Qu’est-ce ? Juste des atomes neutres) ont été relâchés. Et certains d’entres eux auraient muté sous une autre forme de particules élémentaires nucléaires (carrément !) réchauffant le noyau terrestre et agissant comme des micro-ondes (au moins tout ça). La conséquence directe et terrible de ce phénomène n’est ni plus ni moins que la liquéfaction du sol (ah quand même) ! Écorce terrestre instables, sous sols en surchauffe et séismes colossaux (10.9 sur l’échelle de Richter !) : les mayas l’avait prédit, la fin du monde nous touchera le 21 décembre 2012 ! Une aventure qu’on vivra avec les yeux de Jackson Curtis (John Cusack), un journaliste / écrivain sujet aux moqueries et rejeté par sa propre famille (divorcé de Amanda Peet).

Le saviez-vous ? Si on fait chauffer le sol il se liquéfie. Un homme cour plus vite qu’un avion. Un tsunami peut atteindre 8 km de haut. Un séisme peut créer des volcans. Les volcans sont méchants : ils poursuivent les gens. Un continent peut se déplacer de 2500 km en quelques heures. Il n’existe qu’un seul scientifique au monde, et il se trompe tout le temps. Et bien sûr, être méchant ou jouer les héros nuis gravement à la santé (être fou aussi – Woody Harrelson). Non sérieusement, ce film est une honte niveau scénario : pas une once de cohérence ou de logique. Une purge intellectuelle.
Heureusement, le film n’est pas là pour ça. Son seul et unique but est la distraction. Après une longue demi-heure de mise en situation, les éléments commencent à s’agiter, puis se déchaînent dans les dernières 90 minutes. Fissures terrestres, explosions, déflagrations, courses poursuites en voiture, en avion, en bateau, raz-de-marée, tsunami : tout y passe. Des villes immenses qui s’effondrent sur elles-mêmes, des monuments historiques balayés de la carte, des régions entières instantanément détruites, le Tibet sous les flots : le film est un défouloir visuel où chaque scène doit foutre la claque la plus puissante qui soit. Et malgré toute la mauvaise fois possible face au désert neuronal qui sert d’histoire, on ne peut que s’incliner devant le maître absolu de la mise en scène. On peut même prendre le film comme un exercice philosophique sur « comment réagir en pareil cas ? ». Quoi qu’on puisse dire sur le film, ça reste du très très grand spectacle, mais aucunement une prédiction.

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1 réponse à 2012

  1. Jérome dit :

    On va tous crever !!! MDR 🙂

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