Le Garde du corps

Le Garde du corps
1984
François Leterrier

Aussi improbable que cela puisse paraître, le garde du corps en question n’est autre que Gérard Jugnot, petit, gros et chauve. Il campe ici Paul, un fils à sa maman, bossant comme comptable dans son agence de rencontre. Etant personnellement un éternel célibataire, mais pas par choix, il use beaucoup les services de la boîte, et se fait même rejeté par les petites vieilles. Mais un jour, c’est le coup de foudre : une beauté anglaise, Barbara (Jane Birkin). Sauf que pour elle, il ne représente qu’un des exemples de minable ringard de club de rencontre pour son article, étant journaliste. Et quand elle tomba à son tour amoureuse d’un autre, le zoologiste Julien, ce fut le coup de grâce pour Paul, anéanti. Seulement voilà, après quelques recherches sur ce fameux Julien, il apprit qu’il a déjà perdu deux femmes « accidentellement », touchant à chaque fois un beau pécule d’assurance vie. Et aux vus de l’état de finance de son zoo, pas de doutes : il veut se servir de la future mort regrettable de Barbara pour renflouer les caisses. C’est décidé, Paul embarquera pour le Maroc, et rejoindra les jeunes mariés en pleine lune-de-miel pour jouer les gardes du corps.

Comme il lui sied bien, Gérard Jugnot joue encore une fois les gros benêts attardés émotionnels, mais il n’est pas vraiment servit par l’histoire. Le début du film se déroule donc sur Paris, dans un contexte d’agence de rencontre. Un cadre quasiment pas exploité et qui recèle pourtant un fort potentiel comique. Il faudra attendre l’arrivée au Maroc pour que le film décolle un peu, mais restant cloîtré dans ses concepts classiques et faciles. Pas d’imagination, pas tellement de comique de situation : le pauvre boulet fait plus pitié que rire. Les seuls grands moments du film sont les assassinats ratés, rajoutant un comique de répétition. Heureusement, les acteurs sont bons et les décors chaleureux, donnant un côté carte postale au film. On reste donc dans de la petite comédie française sympathique, mais sans plus…

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