Angèle et Tony

Angèle et Tony
2011
Alix Delaporte

Présent dans de nombreux festivals, le film a malgré tout fini dans l’anonymat le plus total : 225 273 entrées. Et pourtant, près d’un après sa sortie, le film est ressorti de l’ombre en raflant à la surprise générale les deux Césars des meilleurs espoirs. Puis à son tour, la télévision fit renaître le film, nous rappelant à sa victoire passée et éveillant notre curiosité.

Semble t-il sponsorisé par Groland, le film se passe dans le Calvados, région pauvre où les vieux et les gros sont légions. Récemment sortie de prison, Angèle (Clotilde Hesme) aimerait revoir son fils, mais ses propres parents l’ont élevé deux années durant et ne pensent pas qu’il soit bon pour lui de retourner avec sa mère. À cause de sa liberté conditionnelle, elle risque de perdre la garde, et elle décide de passer pour une bonne mère en se trouvant un travail et un mari. Et quand elle tomba sur l’annonce de Tony (Grégory Gadebois), ce fut la chance de sa vie : “recherche une femme prête à se marier et à reprendre l’affaire de poissonnerie”. D’une pair deux coups, le petit gros débile lui apportera tout ce qu’elle veut.

Admettons que les deux acteurs soit un minimum bons, il est clair que le film ne devrait pas avoir sa place dans une cérémonie comme les Césars, bien que la plupart des nominations soient des aberrations. Une banale histoire de mariage arrangé vient compléter ce cadre poissonneux-grolandais, noyant immanquablement le film dans du recyclage pas très intéressant. Aucun rebondissement, décors morts, ambiance en berne : rien ne nous retiendra vraiment en dehors de son héroïne énigmatique, mais qui n’a finalement pas grand chose à nous révéler, laissant même certains éléments de cette histoire, pourtant si frêle, dans le flou. Rien à faire, le film est d’un ennui mortel.

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