58 minutes pour vivre

58 minutes pour vivre
1990
Renny Harlin

Vu l’immense succès de Die Hard, tant au niveau réception publique que commercial, une suite  a évidemment vu le jour, bien que l’ascension de la carrière de Bruce Willis n’eu pas encore lieu, le pauvre n’ayant eu droit qu’à une seule sortie cinéma entre les deux films, qui fut un bide. Le risque était donc là, d’autant que la très forte hausse de budget (28 -> 70 M$) aurait coupé court à toute suite éventuelle si le film ne faisait pas un résultat significativement meilleur que le premier.

Pour cette seconde aventure, le principe reste le même : un policier d’une autre ville que celle où il se trouve, John McClane (Bruce Willis), se retrouve au mauvais endroit au mauvais moment. Cadre unique ici aussi, l’histoire sera transposée d’un immeuble à un aéroport. Commandé par son instinct de flic, il suivra deux hommes suspects au terminal des bagages, où une fusillade suivit. Alors qu’il allait tranquillement chercher sa femme à l’aéroport pour Noël – une fois de plus le réveillon sera mouvementé – il se retrouvera mêlé à une prise de contrôle terroriste du site, visant à récupérer le contenu d’un avion devant y transiter : le baron de la drogue mexicaine, détenu en tant que prisonnier dans un cargo. Et une fois encore, face à une police exécrable, il devra se débrouiller seul.

On reprend donc le même principe de l’homme seul face aux terroristes, avec une unité de lieu, certes plus vaste, et une même malédiction calendaire : Noël. C’est donc forcément plus une déception qu’un simple clin d’œil, l’allusion étant trop poussée. Pire encore, les décors ont moins d’impact. Un coup du froid, de la nuit ? Il s’agit probablement d’un manque d’interactivité avec les lieux, sans doute beaucoup plus vivants et importants dans le premier. Autre regret, les méchants : infiniment moins charismatiques, ils gardent aussi les mêmes tares et clichés, les rendant carrément oubliable. Le film reste malgré tout bon grâce au talent de son héros, et l’action fuse, mais le film aurait pu en rester là. Heureusement, la fin viendra nous rassurer en faisant preuve de créativité, alliant rebondissement et soucis du détail, très loin d’être soupçonné. On notera même quelques grandes scènes sur l’avion, et un final enflammé aussi fou qu’amusant. Clairement en deçà de son prédécesseur, le film peut tout de même se targuer de perpétrer l’histoire sans heurt.

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