Die Hard : belle journée pour mourir

Die Hard : belle journée pour mourir
2013
John Moore

Massacré par les critiques, ce cinquième volet sera de loin le moins rentable sur le sol américain, avec approximativement 70 M$ au final en limitant la casse, alors que Die Hard 4 en comptabilisait plus de 130 six ans auparavant. Un désamour violent qui devrait néanmoins être sauvé à l’international grâce à l’expansion du marché asiatique et la réduction budgétaire consentie : 92 au lieu de 110 M$. L’épisode de trop ?

Tout juste évoqué dans les films précédents, l’action s’axera autour de Jack (Jai Courtney), le fils de John McClane (Bruce Willis). Il aurait mal tourné, et après avoir plongé dans des affaires pas très légales en Russie, il se retrouvera inculpé pour meurtre et sera jugé sous peu. John décide donc de partir pour Moscou, histoire de démêler un peu la situation. Mais ce qu’il ne savait pas, c’est qu’en réalité Jack est un espion chargé d’extrader Yuri Komorov (Sebastian Koch), et l’intervention de son père fera échouer sa mission, ratant son créneau. Père et fils devront alors travailler main dans la main pour mener à bien la mission.

Le film commence très mal, avec une première déception : Mary Elizabeth Winstead n’est pas accompagnée du pirate informatique qui jouait les coéquipiers dans le dernier volet. La suite ne volera pas tellement plus haut, nous embarquant dans une histoire pas géniale de russes véreux souhaitant récupérer des ogives nucléaires laissées à Tchernobyl. Cela a presque toujours été dans la saga, mais le niveau de clichés atteint un niveau record, surtout avec l’éternel couplet du « t’as pas été un bon père » et « sale fils ingrat ». C’est d’ailleurs presque l’unique gag, récurrent à souhait. Ça passe souvent très bien, mais plus de renouvellement aurait été souhaitable. Heureusement, certaines scènes sont là pour assurer le spectacle. On aura ainsi droit à une course-poursuite effrénée où les voitures font des pirouettes et où la taule se froisse méchamment. La dernière partie envoie aussi du lourd côté action, avec des grosses mitraillettes et un gros hélico. En fait, on retrouve tous les défauts du troisième en décuplés : de l’action pure et dure, bien qu’on dénotera de sacrés vides au milieu et une réalisation brouillonne. On passe tout de même un bon moment, bien que l’infériorité de ce cinquième volet soit indéniable. Passera t-il ou non les 300 M$ à l’international ? Un cap qui semble loin d’être acquis, alors que le dernier flirtait avec 400. Dans de telles conditions, difficile de croire en un sixième film…

Ce contenu a été publié dans Cinéma, Critiques. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.