La Maison au bout de la rue

La Maison au bout de la rue
2012
Mark Tonderai

Comme pour La Cabane dans les bois, le film est une petite production horrifique qui s’est tournée deux ans avant sa sortie, faute de salles voulant le diffuser. Et comme pour son homologue, la situation a quelque peu changé avec la sortie d’Hunger Games, offrant un statut de super-star à son héroïne Jennifer Lawrence, déjà bien lancé avec sa nomination aux Oscars en 2011 pour Winter’s Bone. Et ce dimanche aux Etats-Unis – ou plutôt lundi dans la nuit pour les français insomniaques – l’actrice a été sacrée lors de cette même cérémonie. En revanche, le film aura dû se contenter en France d’une simple sortie DVD.

Comme bon nombre de film du genre, une petite ville de la région des lacs accueille une nouvelle famille, avec la mère et la fille (Jennifer Lawrence). Peu superstitieuses, elles s’installeront dans une maisons voisine de celle d’un meurtre : une petite fille y a tué ses parents. Chez sa tante aux moments des faits, leur fils Ryan (Max Thieriot) désormais majeur y vit seul, ou du moins en apparence. Cachée et enfermée dans son sous-sol, sa sœur démente vit encore avec lui. De nature aimable, la fraîchement débarquée Elissa croit faire une bonne action en sympathisant avec le pauvre rejeton du village, méprisé par tous. Mais la vérité est ailleurs…

Mixe entre un teen-movie classique et du plutôt bof film d’horreur, le film nous aguiche au début uniquement grâce à son actrice et le semblant de suspense. Assez long à démarrer, le film réutilise avec facilité les codes habituels du genre, mais il garde le spectateur en alerte grâce à ses pistes sentimentales et quelques éléments de flou. Puis soudain, dans la seconde moitié, le film bascule à la manière du légendaire Paranoiak et fait montre de quelques ambitions scénaristiques, relançant carrément l’intérêt. L’originalité est bien loin, mais en piochant quelques bonnes idées de ci de là, le film arrive à s’en tirer avec les honneurs, maintenant son faux suspense jusqu’à la fin. Et c’est déjà pas si mal.

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