Saw VI

Saw VI
2009
Kevin Greutert

Peu à peu les idées se sont estompées, et Saw V a fait preuve d’une incompétence désastreuse en n’arrivant pas à étoffer l’histoire, préférant la noyer dans un bain de sang grotesque. C’est dire si ce sixième film inspirait la confiance… D’ailleurs, le désamour fut assez violent puisque les recettes du films furent tout juste de 68 M$, contre 113 pour le cinquième, déjà en déclin depuis le pic du III.

Pour ce nouveau chapitre, on découvre enfin quelle était la mystérieuse boîte qu’à laissé John Kramer (Tobin Bell) à sa femme : une liste de six personnes. Alors qu’il était encore en vie, John avait l’espoir de guérir grâce à une thérapie norvégienne, mais la Umbrella Health lui refusa sa demande de soutien, jugée trop risquée pour l’agence d’assurance. Avec Hoffman, débarrassé du gêneur, elle est donc chargé faire passer un test à son directeur pour lui faire comprendre que la vie doit être offerte aux personnes en fonction de leur détermination, et non en fonction de leurs prédispositions. Il subira donc une épreuve qui le confrontera à ses employés, mais aussi ses clients.

Après une scène d’introduction ignoble et d’une connerie sans nom, on tente tant bien que mal d’entrer dans le vif du sujet. L’histoire commence vraiment à tourner à la mascarade : outre l’épreuve, la grosse majorité du film consiste à revisiter les grands passages des précédents films pour y incruster le lieutenant Hoffman avec un soin exécrable. Le stade de l’incompétence est explosé depuis des lustres : chaque nouvelle scène est une aberration d’incohérence. Le personnage insipide, inutile et illogique de Jill Tuck prend ici un virage ridicule. Heureusement, l’histoire d’assurance santé donne lieu à une série d’épreuves pas trop mauvaises, mais la bêtise des concurrents atteint des sommets. On y retrouvera d’ailleurs Devon Bostick, mais mieux vaut l’oublier… Sans atteindre complètement le misérabilisme d’un Hostel III, cette suite de trop ébranle un peu plus l’image de la saga, alors même que le dernier film l’avait mit à terre. Le dernier film sauvera t-il l’honneur ?

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