Le Parrain

Le Parrain
1972
Francis Ford Coppola

Monument du septième art et référence absolue du film de mafieux, ce film de Francis Ford Coppola avait fait grand bruit à l’époque. En plus d’avoir fait plus de 243 M$ de recettes à l’époque, soit l’équivalant actuel de 1.15 milliard, le film avait raflé quelques prix dont les très prestigieux Oscars du meilleur film et du meilleur acteur pour Marlon Brando, immense star des années 50 à 80. Un plébiscite total qui aura aussi été l’occasion pour un certain Al Pacino de faire ses premiers pas au cinéma. La suite on la connait. Reste à savoir si le film a su resté imperméable aux quatre décennies qui se sont écoulées.

Le film prend place en 1945 à New York, une ville où cinq familles siciliennes se partagent les affaires. L’histoire est centrée autour de la famille Corleone, où tout le monde écoute et respecte Le Parrain, Don Vito (Marlon Brando). Mais les temps changent, et l’âge d’or des casinos et autres petits business semble terminé. Des affaires beaucoup plus sombres et dangereuses planent sur la ville : la drogue. Un marché que Le Parrain désapprouve, ce qui lui vaudra d’être prit pour cible et envoyé à l’hôpital avec cinq balles dans le corps, tandis que son bras droit sera lâchement refroidi. La famille va devoir laver son honneur, même si cela doit déclencher une guerre entre les familles.

Emblème indissociable de la mafia italienne, le film aura inspiré des générations de films, et même de jeux vidéo avec les célèbres GTA qui lui rend hommage à chacun de ses jeux. Nombreux sont les codes que le film aura imposé au genre, comme la scène du Parrain qui caresse son chat. L’image du Parrain aussi est devenu une référence : il doit avoir le visage grimé, la voix roque, un costume trois pièces très classe, les cheveux impeccablement plaqués, et sortir de beaux discours sur l’importance de la famille et du respect (parfois en italien). Le film, c’est donc un code de conduite, un langage spécifique, une mentalité, mais c’est aussi une esthétique, s’appuyant sur des couleurs sombres, teintées par le jaune du soleil. L’ambiance repose aussi sur la singularité des musiques, désormais célèbres et ancrées dans nos mémoires. Pour ce qui est du film en lui même, il retransmet donc à la perfection ce monde de la délinquance « digne », s’appuyant sur des personnages forts et un beau panel d’acteurs. On retrouvera d’ailleurs parmi les rôles secondaires Robert Duvall et Diane Keaton. J’aimerais pouvoir parler de chef d’œuvre absolu, mais le film possède tout de même un défaut très handicapant : il dure près de trois heures, une longueur terrible pour ce genre de film, plutôt lent de nature. Mais bon, le résultat s’avère excellent. Reste maintenant à savoir si ses deux suites arrivent à maintenir le niveau, car le problème de la longueur leur incombera aussi.

Ce contenu a été publié dans Cinéma, Critiques. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.