Final Fantasy IX

Final Fantasy IX
2001
Playstation

Sans contestes possible l’un des plus grands jeux de la célèbre saga Final Fantasy. Comme pour sublimer la fin de vie d’une console de légende, Square-Enix a mit le paquet pour offrir l’aventure la plus belle et la inoubliable possible. Et voilà pourquoi le jeu est bien plus qu’un RPG excellent, la preuve que le jeu-vidéo est l’un des arts les plus aboutis et importants qui soit :

Graphismes : 18/20

Sans avoir fait l’unanimité, son prédécesseur avait placé la barre au maximum, mais ici on revient à une formule plus classique du support, à savoir des décors en 2D particulièrement soignés, et des personnages en 3D les moins laids possibles. Et à dire vrai les décors sont magnifiques, ont dirai de splendides peintures ! Les personnages sont tous très charismatiques et sont modélisés du mieux de la console. Même les plus secondaires ont droit à un effort similaire, supprimant les écarts passés qui avaient tendance à choquer. On se réjouit aussi de la variété des décors qui nous surprendront  jusqu’à la fin du jeu avec les très jolis effets du monde du cristal. À noter beaucoup de cinématiques, quoique légèrement moins nombreuses que par le passé, mais bien plus fluides et belles. La direction artistique du jeu est franchement excellente.

Jouabilité : 16/20

C’est du FF très classique et très plaisant avec un système de limites comme dans FFVII, appelé la transe, qui né de la rage d’une personne envers son milieu, et qui se manifeste sous forme de source de pouvoir. Tous les personnages ne sont pas logés à la même enseigne, et certains ne tireront que très peu partie de cette ressource, de toute façon assez rare de par la lenteur du chargement de la jauge. On retrouve aussi un système de PD (points de destinées) qui permettent d’améliorer son équipe en proposant divers bonus (attaque, immunité à certains sorts, régénération, accélération, …), mais il faut faire preuve de tactique puisque ces derniers manquent très rapidement. Pour améliorer les armes et armures, on utilise les forges qui nécessitent 2 objet et des gils (la monnaie du jeu) pour en former un meilleur. Les associations sont très coûteuses et obligent à garder chaque armes et armures du jeu, ce qui génère des dépenses en gils monstrueuses. Il y a donc un gros problème à ce niveau. Côté mini-jeux, on citera le jeu de carte, très loin de la clarté et de l’efficacité de celui de FFVIII, mais il représente un petit plus sympa. En ce qui concerne le système de combat, on retombera dans quelques travers. Pour ce qui est des magies, mais c’est un problème récurrent dans tous les jeux, c’est à peine plus fort que les coups dans un premier temps, puis cela devient vite inutile, excepté celles de soins, quoique la régénération peut parfois suffire. De même, les chimères sont obtenues beaucoup trop tard, et leur dépense est lourde en PM. On restera donc sur la technique des coups classiques avec utilisation des limites, bien que le héros soit le seul à réellement déboîter avec sa transe. Du grand classique donc, moins inspiré que les deux précédents opus Playstation.

Durée de vie : 18/20

Le jeu peut être bouclé en 25-30 heures en ligne très droite, mais à partir du moment où vous prenez votre temps et que vous cherchez à avoir tous les trésors de Chocobo, que vous faites les (rares) quêtes optionnels, que vous cherchez les meilleurs armes et armures, le temps peut monter à 60 heures. Il existe néanmoins une folie : la meilleure arme de Steiner nécessite d’arriver à un certain passage à la fin du dernier CD en moins de 12 heures. Dans l’absolu c’est faisable, mais devoir zapper toutes les cinématiques, les dialogues, les gains de compétences et passer ric-rac question niveau, on aura connu meilleur amusement.

Bande son : 17/20

Les musiques sont excellentes mais peu sont les inoubliables. On retiendra le thème de Kuja, certains thèmes d’action, et bien sûr la chanson que chante la princesse, même si on n’y a droit qu’au générique de fin avec les paroles (les larmes coulent à flot), à ceci près que la pureté sonore de la console ne lui rend pas totalement justice. On notera aussi la présence au début du jeu dans la forêt maudite de la musique de la fanfare de la shinra de Junon (FFVII), jouée par l’orchestre de l’aérothéâtre. Un autre clin d’œil sympathique rend hommage à FFIII, dans le village des mages. On reprochera néanmoins une chose : les musiques de combats. Un peu trop répétitive, cette dernière ne connaît que trop peu de variantes lors des boss. Tenir un peu plus compte du contexte environnemental aurait été appréciable.

Scénario : 18/20

Bien que l’histoire ne commence à intéresser qu’au changement de CD, que le CD2 connait des passages à vide, on ne peut pas vraiment faire de reproches au scénario. Jamais un jeu ne nous aura fait autant réfléchir sur « notre existence à t-elle un sens ? ». Les notions de vie,  de mort, et de création sont exploitées à merveille, et ne tombent jamais dans l’excès. On reste dans l’émotion et le dramatique. Le scénario est très riche en rebondissement et tourne autour de la princesse et de la reine dans le CD1, de la reine, Kuja et les chimères dans le CD2 puis de Kuja, Garland, l’univers et la vie et son origine dans les CD 3 et 4. Le tout dans un univers médiéval, connaissant une variante apocalyptique intéressante pour la planète Terra, même si elle n’est pas sans rappeler un certain lieu de FFVII. Il est de plus vivement conseillé de finir le jeu avec le marteau et/ou l’épée SLR (peu importe) pour mieux profiter de la fin et ces scènes bonus, laissant sinon bon nombres de questions en suspend. Un procédé il est vrai honteux, mais la récompense vaut bien quelques maigres efforts.

Note générale : 18/20

Sans nul doute un jeu exceptionnel, une perle rare, si ce n’est même l’un des meilleurs RPG au monde, et bien sûr le meilleur Final Fantasy qui n’est jamais existé, et c’est peu de le dire. Malgré des problèmes de gestion d’argent, de difficulté (arrivé au CD 3 le jeu devient vraiment trop facile) et un manque d’innovation dans le gameplay, le jeu ne souffre de quasiment aucuns défauts. Certes, il y a des temps morts, mais ils sont faits exprès dans le cadre d’une étude psychologique progressive des personnages, et il ne pouvait en être autrement. Après un démarrage poussif avec des Tantalas moribonds, l’histoire gagnera petit à petit en qualité et intensité, finissant à des sommets magnifiques. Et comment résister au charisme incomparable de ses protagonistes, du cadre enchanteur du jeu et de ses musiques guillerettes ? Il devrait être interdit de passer à côté d’un jeu d’une telle envergure, tant l’aventure est inoubliable.

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