Predators

Predators
2010
Nimrod Antal

Si le premier Predator sorti en 1987 est un grand classique du cinéma et possède de nombreux fans, la mythologie s’est effondrée avec sa suite et ses spin-off, le premier Alien Vs Predator ne volant pas très haut, et son Requiem atteignant des bassesses honteuses. Et 23 ans plus tard, après trois échecs dont deux cuisants, la saga tente de réhabiliter la franchise.

Après s’être un peu amusés sur notre planète, les Predators ont décidé d’enlever quelques humains pour les chasser sur leurs propres terres. Mais pour plus de challenge, ils ont sélectionné des prédateurs de chez nous : un mercenaire (Adrien Brody), une militaire, un médecin fou, Machette (Danny Trejo), un yakuza, un prisonnier extrêmement dangereux, et d’autres militaires spécialisés de divers pays du globe. Magnanimes et conscient de leur supériorité musculaire, technologique et intellectuelle, les proies humaines ont été larguées avec leur équipement militaire et un bon stock de munitions. Mais comment lutter contre un ennemi qu’on ne peut voir ?

Au travers des différents films la question des Predators a été très superficiellement survolée, ne faisant que nous les montrer furtivement entre deux camouflages. L’idée de transposer l’idée de chasse humaine au cœur d’une de leurs planète est clairement un angle excellent, mais presque pas exploité dans les faits. Tout juste découvre t-on péniblement un type de monstre banal, et une ancienne plateforme de forage désaffectée, l’occasion de croiser un Laurence Fishburne complètement inutile. On suivra donc une bande d’acteurs peu convaincant, campant des clichés ambulants, crevant les uns après les autres avec prévisibilité. Alors bien sûr, la traque est intéressante, et deux trois bonnes idées s’y perdent, mais globalement l’histoire est désespérément vide. Le film ne vaut réellement que pour son esthétique, original et réussi, proposant des environnements riches et exotiques (suffisamment pour croire à une planète étrangère), et des effets spéciaux (pour les effets de lumières et les Predators) particulièrement fins et réalistes. Cela permet d’apprécier au mieux l’histoire faiblarde, qui n’est qu’un prétexte à resservir une histoire de traque dans la veine du film original. Pas mauvais et même plutôt bien fait, le film n’en reste pas moins arriviste et facile.

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