Tolstoï, le dernier automne

Tolstoï, le dernier automne
2010
Michael Hoffman

Si ses livres ont été adapté des dizaines de fois, Léon Nikolaïévitch, alias Léon Tolstoï, voit ici sa propre vie adaptée. Ou plus précisément le dernier automne de sa vie, alors que les charognards se ruent autour de lui pour savoir qui aura la plus grosse part. Une histoire comptée par Jay Parini dans son roman The Last Station.

L’action se déroule donc durant l’automne 1910, alors que Tolstoï (Christopher Plummer), se sentant sur la fin, décide d’organiser ses derniers préparatifs. Ainsi, il fait appel à un jeune adepte de ses principes, Valentin Bulgakov (James McAvoy), pour l’assister dans cette tâche. Il désire partir simplement, poussé par un certain Vladimir Chertkov (Paul Giamatti) à tout donner au peuple : le droit de ses œuvres, ses biens, et tout ce qu’il possède. Un véritable vampire qui fait craindre à Sofya (Helen Mirren), la femme de Tolstoï, de finir dans la pauvreté et le déshonneur. Comment pourrait-il à se point renier sa famille et tout abandonner au nom d’inepties ? Une situation qui deviendra vite invivable pour tous.

On ne l’attendait pas là et pourtant, on assiste à une course à l’héritage en pleine dramaturgie, ne lésinant pas sur les effusions publiques et les scandales. Est-ce là tout ce qu’il reste du génie philosophe de la littérature ? Certains nous quittent au sommet de leur gloire, d’autres dans la débâcle. Une situation qui tourne vite en rond, tout le monde campant sur ses positions et figeant l’histoire. Heureusement, la présence de James McAvoy mettra un peu d’entrain à tout ça, l’agrémentant de fougue, de passion et d’amour. Le reste du casting est bon, mais ça ne suffit pas pour pleinement nous intéresser à cette histoire sans envergure. On préférera se rappeler du romancier plutôt que de l’homme.

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