Impardonnables

Impardonnables
2011
André Téchiné

Pays qui en fait sa spécialité, la France tombe dans l’un de ses travers les plus violent : le cinéma sans scénario. Une fois de plus, le film ne sera qu’un pan de la vie de plusieurs personnes à l’histoire insipide. Apparemment adapté d’un livre (le roman éponyme de Philippe Djian), on ose imaginer l’ennui du bouquin…

Écrivain assez modeste, Francis (André Dussollier) s’est mit en tête d’écrire son prochain roman à Venise, et étant peu imaginatif et d’une lenteur accablante, il décida d’y emménager pour un certain temps. Tombant sous le charme de la responsable de l’agence qui lui a trouvé sa maison, Judith (Carole Bouquet), il délaissera son œuvre à son profit. Puis chaque jour, une nouvelle raison viendra lui donner l’envie de ne rien faire, de laisser courir. Le jour où sa fille (Mélanie Thierry) quitta mari et enfants pour refaire a vie, il trouva l’occasion rêvée pour faire suivre Judith, faire chier le monde, tenter de faire oublier à tous qu’il n’est plus rien.

Fout toi une claque et pleure ! Près de deux heures durant, on suivra les jérémiades de personnages inodores et stupides, subissant tous leur vie de merde et s’y enfonçant un peu plus chaque jour. C’est effarant, il ne se passe pratiquement rien de tout le film, nous endormant avec des dialogues d’une rare inutilité et dont la banalité nous lobotomise méchamment. Et au détour de quelques scènes, on nous envoi violemment des inepties ou des ignominies. Les pires sont sans contestes le chien fracassé contre le mur, gratuitement, ou encore la sexe-tape envoyée volontairement à son père : vomit toi dans la bouche. Et que dire de la connerie des gens, allant jusqu’à dire un magnifique « il faudrait faire une campagne anti-procréation ». Mais suicide toi et nous fait pas chier connard ! C’est bien simple, soit les acteurs sont nullissimes – ce qui est probable – soit les personnages sont profondément antipathiques. Et quand on pense qu’au final on aurait pu résumer le film en une phrase : « il a trouvé l’amour, l’inspiration et les emmerdes ». L’ennui atteint vraiment ici des sommets, et subir pareille désolation est un scandale.

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