Les Associés

Les Associés
2003
Ridley Scott

Pour cette simple comédie de petits escrocs de pacotille, on retrouve de sacrés noms du cinéma : réalisé par le légendaire Ridley Scott, le film est aussi produit l’immense Robert Zemeckis. Une rencontre de titans pleine de promesses, mais difficile de transcender les limites du genre.

Avec son pote Frank (Sam Rockwell), Roy (Nicolas Cage) a mit au point une affaire d’escroquerie bien rodée. Une personne est appâtée par un lot mirobolant, et ils en profitent pour leur refourguer en contrepartie un appareil dix fois le prix, et le lot n’arrivera bien évidemment pas. En revanche, pour en rajouter une couche, les deux compères jouent ensuite aux gentils policiers, volant en plus les coordonnées bancaires des malheureux doublement crédules. Mais entre ses activités frauduleuses et son désert affectif, son désordre émotionnel cause à Roy des terribles tocs ruinant son quotidien. Sur les conseils de son psy, il va reprendre contact avec une ancienne compagne qui aurait été enceinte quatorze ans auparavant, source d’après lui de ses tracas. Va alors débarquer dans sa vie une jeune fille pénible, agaçante et survoltée, mais qui lui apprendra surtout les joies de la paternité.

Donc voilà, deux meilleurs amis pour qui les affaires roulent, et un vide qui va se remplir. Une belle petite comédie classique comme il y en des milliers où tout est téléphoné, où les gags sont potaches et recyclés. Une ambiance naïve où le concept de police est bien loin, leurs exaltions restant impunies. Un concept facile et pas particulièrement fort, d’autant que les tares du personnage principal sont un peu abusives à force. Mais finalement, alors qu’on croyait le film pour ainsi dire fini, un retournement de situation assez colossal survient, donnant plus d’ampleur aux événements de par la force de la suggestion et les vérités soulevées. C’est moche mais ça calme, et c’est surtout inattaquable. Une pirouette millimétrée qui relance l’intérêt mais qui laisse aussi un goût amer. Le bilan est donc mitigé pour cette comédie tout juste sympathique, possédant certes un twist savamment orchestré et complètement inattendu, mais dont les conséquences sont désagréables.

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