Treize à la douzaine 2

Treize à la douzaine 2
2006
Adam Shankman

Seulement 40 M$ de budget et des recettes de 190 M$, clairement le succès de Treize à la douzaine ne demandait qu’à être réitérer. Seule ombre au tableau, étant adapté d’un livre, il aurait été logique d’adapter la suite littéraire, Six filles à marier, mais son ton sombre et dramatique aurait trop tranché avec le style enfantin du premier film. Comment faire ? Simple : aux oubliettes les livres et faisons n’importe quoi !

Douze enfants, c’est compliqué à gérer, mais quant est-il des vacances ? Cette fois-ci, les Baker nous emmèneront au bord d’un lac pour les vacances d’été, ce même lac qui leurs a procuré tant de bonheur quelques années auparavant. Mais le paysage a bien changé : exit le bel endroit dépaysant et proche de la nature. Son concurrent de toujours, Jimmy Murtaugh (Eugene Levy), en a fait un lieu privilégié pour bobos où les hors-bord ont remplacé les barques, et où les cabanes ont été réaménagées en palaces. Depuis toujours une compétition malsaine anime Jimmy Murtaugh et Tom Baker (Steve Martin) – l’un a huit enfants, l’autre douze – et cette année Tom est bien décidé à l’écraser lui et son arrogance. Un duel qui laisse perplexes leurs femmes (Bonnie Hunt et Carmen Electra) et qui divise leurs enfants (incluant Tom WellingHilary Duff et Taylor Lautner).

Si le premier film ne volait pas très haut, il restait sympathique et comportait quelques bonnes idées. Eh bien ici on se rend encore mieux compte des qualités du premier, tant celui-ci échoue à les égaler. Point d’équilibre entre les enfants ici, la plupart ne faisant que de la figuration en dehors de Sarah, entrant dans l’adolescence avec une première amourette. Pire encore, certains ont tellement peu de dialogues qu’on sent certaines scènes rajoutées artificiellement pour combler le vide de leur personnage. Et que dire de la famille d’en face ? Mise à part celle qui aguiche Superman, et Jacob (Twilight) le Lover, on est même pas sûr d’avoir entendu le son de leurs voix. Mais des fois, il ne vaudrait mieux pas : le doubleur français de Steve Martin est ici changé par rapport au premier film, et c’est une catastrophe totale. Déjà très mauvais acteur, surtout là, il est en plus affublé d’une voix de canard souffreteux, dégageant carrément de l’antipathie pour son personnage. Et entre des gags plus gras que jamais et une histoire de compétition anorexique, on s’ennui à outrance. On a déjà vu comédie plus lourde, mais pas souvent.

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