Love is all you need

Love is all you need
2012
Susanne Bier

Une comédie-romantique danoise, ça n’est pas exactement le genre de film qui s’exporte, déjà que mise à part de rares cas comme Royal Affair, les œuvres de ce pays nous sont étrangères. Mais quand une star américaine (natif d’Irlande il est vrai) s’y invite, on est tout de suite plus intrigué.

Nous voici donc conviés à un mariage en Italie, cérémonie qui fera se croiser deux âmes perdues à qui la vie n’a pas fait de cadeaux. Mère de la mariée, Ida (Trine Dyrholm) est en pleine réminiscence d’un cancer du sein, et elle a trouvé son mari en pleine fornication avec sa jeune comptable, accusant presque son cancer de lui avoir gâché la vie et trouvant là un peu de réconfort. De son côté, Philip (Pierce Brosnan), père du marié, a perdu sa femme dans un accident de voiture et ne s’en est jamais vraiment remit, compensant par un acharnement au travail maladif. Leur rencontre sera chaotique (accrochage dans un parking et gros sanglots), mais l’amour a sa façon bien à lui d’entrer dans nos vies.

Le film avait tout du joli film doux et coloré qui fait rêver, et il n’en est d’ailleurs pas passé loin. Très belle photographie, décors enchantés bercés par une chaleureuse lumière, deux grands acteurs qui forment un duo attendrissant. Même l’histoire aurait pu nous suffire. C’est bien sûr cliché et romancé à outrance, et chaque pressentiment se confirme inlassablement, mais ce qui empêche le film de vraiment convaincre est ailleurs. En plus de nous gaver par des discours stupides et interminables, le film repose sur des personnages secondaires inexistants, et le mariage auquel on est supposé assister  n’inspire que de l’indifférence. On rage même devant la belle sœur bruyante ou le père obèse et abjecte. La multiplicité d’histoires nuit terriblement, et nuls doutes que le film aurait dû se concentrer exclusivement sur l’alchimie des parents des mariés, Philip et Ida. Ça reste un joli film très poétique, mais rien de bien marquant.

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