Alex Cross

Alex Cross
2012
Rob Cohen

À mi-chemin entre James Bond et Sherlock Holmes, la saga littéraire de James Patterson retraçant les exploits de Alex Cross n’est pas très connue en France, mais deux adaptations sont déjà parues sur nos écrans en 1997 et 2001 : Le Collectionneur et Le Masque de l’araignée. Plus d’une décennie plus tard, l’enquêteur revient nous conter ses débuts dans la police de Détroit dans un reboot.

Alex Cross (Tyler Perry) est ce qu’on appelle un profileur. Rien qu’en examinant subrepticement une scène de crime, il peux en déduire absolument tout, du nombre de personnes impliquées, leurs buts, les conditions qui les ont amener à ça jusqu’à leur moyen de procéder. Sa dernière enquête le mènera sur les traces d’un mystérieux assassin (Matthew Fox), qui n’a laissé derrière lui qu’un dessin rappelant le style de Picasso. Il semblerait qu’il ai pour cible un grand homme d’affaire français, Gilles Mercier (Jean Reno). C’est une ombre, indétectable et pourtant d’une arrogance telle qu’il préviens de sa venue et laisse des indices de partout. Il aime torturer ces victimes et l’arrêter est une priorité absolue. Mais cette affaire pourrait bien lui coûter très cher…

Massacré par les critiques, le film fut un four assez retentissant. Il faut dire que le choix du personnage principal est surprenant, pour ne pas dire fou : bien qu’il soit une immense star aux Etats-Unis, Tyler Perry ne s’est jamais exporté et de toute façon il n’a joué pour ainsi dire que dans ses propres films, à savoir des comédies déjantées mettant en avant des familles afro-américaines. Malgré tout il faut bien lui reconnaître un certain charisme et le rôle lui va finalement plutôt bien. Il est aussi opposé à un psychopathe d’envergure, le Jack de Lost se trouvant là un rôle à contre-emploi mais d’une grande efficacité. Le rythme du film est franchement bon, et les scènes d’action sont dynamiques et très lisibles. Le côté « profileur de génie » n’est peut être pas suffisamment exploité, mais certains passages font preuve d’ingéniosité. Alors qu’est-ce qui cloche ? Le scénario, assez faiblard, pour ne pas dire carrément anecdotique. Ce n’est pas une petite pirouette finale qui nous fera changer d’avis, surtout qu’elle nous rappelle le caractère médiocre du jeu de Jean Reno dans ce film. Mais de là à dire que le film est mauvais, il y a un sacré fossé. Facile, certes, mais de manière générale efficace, surtout pour les scènes d’action. Donc pas si mal.

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