White House Down

White House Down
2013
Roland Emmerich

Spécialiste des gros blockbusters, Roland Emmerich est un faiseur de miracle, capable de créer des polémiques salvatrices autour de ces films pour en faire des succès mondiaux. Ces dernières productions ont largement marqué les esprits, et on le pensait une valeur sûre, mais avec son crochet raté (sur le plan financier) par la case « film d’auteur » avec Anonymous, les choses ont mal tourné. Nouveau coup dur pour lui avec White House Down, sorti dans l’ombre de La Chute de la Maison Blanche, dont les similitudes ont condamné ce film au désastre (seulement 73 M$ aux US, bien que au global il l’emporte – 204 M$ Vs 161 M$ -, même si son budget est deux fois supérieur – 150 M$ Vs 70 M$).

Ancien militaire de son pays, John Cale (Channing Tatum) a rendu les armes avec le retour des troupes des pays arabes. Mais sa nouvelle vie est trop calme, et il n’est plus le héros qui faisait rêver sa petite fille. Pour y remédier, il souhaitait postuler comme membre des services secrets pour la Maison Blanche, mais avec une ancienne amie (Maggie Gyllenhaal) chargée de l’entretiens qui se rappelle de l’époque où John était un étudiant raté d’une fiabilité douteuse, il vit ses rêves partir en fumée. Une visite professionnelle à la Maison Blanche qui semblait inutile, mais quand un groupe terroriste (mené par Jason Clarke) se manifesta pour prendre possession des lieux, John se retrouva à protéger le président (Jamie Foxx). Une entrée dans le métier brutale et d’envergure.

Impossible de savoir si les scénaristes de deux films concurrents se sont mutuellement piquer leurs idées où si le plagiat a frappé l’un des deux, mais quand un scénario aussi faiblard possède autant de ressemblances, il y a de quoi s’interroger. Dans les deux cas, on retrouve un soldat d’élite en civile qui se retrouve là au mauvais endroit au mauvais moment en version gros films d’action comme un Die Hard. Puis pareillement, les deux hommes cherchent un enfant caché au sein de la Maison Blanche (dans l’un c’est le fils du président, dans l’autre sa propre fille), alors qu’un groupe terroriste contrôle les lieux. Et pour finir, dans les deux cas la menace vient de l’intérieur et a pour but de détourner les missiles nucléaires. De même, certaines grosses scènes d’action, comme l’abattage d’hélicoptères depuis le toit, font méchamment écho. Foutage de gueule ? Probable, mais les films ont tout de même quelques divergences. Déjà, si le nombre d’explosions est ici revu à la hausse, on déplorera l’absence de séquence choc à l’image du bombardement par avion de guerre dans l’autre film. De la même manière, la partie « survival » dans la Maison Blanche est de moins bonne facture, étant faite de manière plus bourrin. Le casting est tout aussi énorme, même peut-être un peu plus, mais les prestations sont oubliables. Une chose passe sensiblement moins bien dans ce film : le patriotisme. Les déclarations nunuches, les drapeaux agités et autres « nous somme le meilleur pays au monde » passent elles très mal. Du gros film d’action qui en jette donc, mais encore plus décérébré et parodique que son aîné de quelques mois.

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