Tous les espoirs sont permis

Tous les espoirs sont permis
2012
David Frankel

L’amour dure t-il toujours ? Pour certains il dure trois ans, pour d’autre une soirée. C’est vrai, qui n’a jamais connu l’expérience d’un vieux couple dont la flamme s’est éteinte depuis des lustres mais qui, faute de volonté ou par commodité, reste en cohabitation ? C’est le triste sort qui s’est abattu sur Kay (Meryl Streep) et Arnold (Tommy Lee Jones), vieux couple sexagénaire dont la vie est devenue bien morne depuis quelques années. Ils ne s’échangent que des politesses, se croisent dans une maison qui n’a plus rien d’un doux nid d’amour, ne dorment plus ensemble, ne regardent même plus la télé à deux, et seul le dîné fait malencontreusement croiser leurs regards à l’occasion. Mais pour Kay, les choses ne peuvent plus durer et cette cohabitation plus très amicale la pèse. Veine tentative pour Arold qui nie tout problème, mais Kay veut tout de même essayer une thérapie conjugale (prodiguée par Steve Carell).

Quand on s’imagine une thérapie de couple, on s’imagine direct un règlement de comptes potentiellement jubilatoire où les frustrations accumulées année après année se déchaînent. Mais le film n’est clairement pas orienté comique, et on découvrira plus une mise en abîme de la lassitude. Un axe décevant et plutôt lourd à porter tant ce couple qui vacille est fébrile et semble prêt à éclater à n’importe quel moment. De plus, même si on sait que l’alchimie et l’attirance sont les bases d’une bonne relation, les conseils prodigués par leur thérapeute tournent un peu en rond. Manque d’étoffement donc, mais on se rattrapera un peu sur les performances des acteurs, émouvants et attachants. On regrettera aussi l’avancement poussif des progrès, d’autant que régulièrement régressifs. Une belle idée bien mise en forme mais qui manque cruellement de fond.

Ce contenu a été publié dans Cinéma, Critiques. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.