Players

Players
2013
Brad Furman

À l’image de Walter Mitty, j’avoue m’être un peu emballé lors de mes pronostiques, pensant avoir affaire à un excellent thriller en mode Las Vegas 21 ou autre film fort divertissant sur l’univers des jeux. Ainsi, le film fut à des années lumières de mes très optimistes 250 M$ de recettes (63 M$ sur l’ensemble du monde au final), surestimant donc largement le côté bankable des acteurs.

C’est un fait, la scolarité américaine est hors de prix, et Richie Furst (Justin Timberlake) fait parti de ceux qui galèrent. Il travaillait à Wall Street pour payer son master, mais son entreprise a fait faillite, puis il se mit à ramener des clients à un site de jeu de poker en ligne, chose interdite sur le territoire américain, et fut menacé de renvoi. Perdant alors sa seule source de revenu, il décida de tenter le diable : jouer tout ce qu’il lui reste au poker sur ce même site. Ne sachant pas s’arrêter à temps, il perdra tout, pourtant persuadé d’avoir la meilleure technique possible. Analysant les tirages, il va découvrir un écart type truqué. Pas question de se laisser avoir comme ça pour lui : Ivan Block (Ben Affleck), responsable du site, devra en répondre devant lui. Compréhensif, il lui proposera même de devenir son associé.

Deux grands acteurs jouant les caïds au Costa Rica, avec en prime la délicieuse Gemma Arterton faisant les arbitres : on pouvait espérer une fête sympa, pleine de rebondissements et de trahisons bien senties, mais certains points vont décevoir, notamment la représentation du jeu. Pour un film centré sur des paris en ligne, et tout particulièrement le poker, n’assister à aucune partie paraît surprenant, d’autant que cela a permit certaines scènes d’anthologie, comme dans Casino Royal. Et côté ambiance festive, il faudra aussi repasser : point d’extravagances ostentatoires. Une fois l’histoire installée, le film connaîtra aussi une grosse période de flottement où on sera là à attendre que quelque chose se manifeste, que ce soit le ridicule FBI (Anthony Mackie), le jeune arriviste ou le patron trop avide et arrogant. Néanmoins, le postulat de départ reste plutôt bon, et le film négociera très bien son dernier virage, nous offrant une fin relativement bien soignée reprenant les classiques du twist-ending. Une bonne idée donc, mais qui mettra un peu trop de temps à évoluer pour au final si peu d’originalité. Insuccès mérité une fois de plus.

Ce contenu a été publié dans Cinéma, Critiques. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.