The Ryan Initiative

The Ryan Initiative
2014
Kenneth Branagh

Après quatre beaux succès au cinéma, la saga Jack Ryan allait renaître de ses cendres après presque douze ans d’absence. Une saga aux nombreux interprètes (un seul a eu le droit à deux films) et pas spécialement appréciée, d’autant que le genre « film d’espionnage » a été source de beaucoup trop d’inspiration. Pour cette ultime adaptation des écrits de Tom Clancy avant son trépas, le film nous propose de retourner aux origines du fameux agent.

Ce fut un événement qui ébranla le monde : le 11 septembre 2001 la destruction planifiée des Tours Jumelles changea la vision du monde, donnant en pâture au monde entier une religion et tous les pays s’en rapprochant. En bon citoyen lobotomisé, Jack Ryan (Chris Pine) décida de s’engager dans l’armée des Etats-Unis pour aller chercher le pétrole sauver de l’oppression l’Afghanistan, mais il subit de lourdes blessures dans un crash d’hélicoptère. Ayant sauvé héroïquement ses collègues ce jour là, il fut repéré par Thomas Harper (Kevin Costner) de la CIA, qui s’empressa de faire de lui un infiltré aux marchés financiers. Quelques années plus tard, alors en poste à Wall Street, il va découvrir des irrégularités dans des comptes russes liés à un certain Viktor Cheverin (Kenneth Branagh). Une nouvelle attaque terroriste semble se préparer…

C’est ce qu’on appelle le « petit coup de pute avant de crever ». Quel bel hommage que de se torcher avec l’œuvre d’un homme pour écrire à la place un scénario inédit aussi affligeant ! On se mange à peu près tout : les vilains terroristes, les méchants russes, l’ultra-patriotisme américain, la CIA et bien sûr le héros au grand cœur. Il ne manquerait qu’un ancien nazi pour que le grotesque soit à son paroxysme. Une pareille avalanche de clichés, c’est tout simplement infâme. Et bien sûr, on se reprend les éternelles courses poursuites où les balles ne touchent aucune cible, sans oublier la bombe arrêtée moins de dix secondes avant la fin du compte-à-rebours. Quelle honte ! Evidemment, les personnages sont aussi des caricatures ambulantes, à condition d’exister, ce qui n’est pas le cas de la translucide Keira Knightley dont les interventions sont ou nuisibles ou reposant sur des ficelles usées depuis des décennies. Même du point de vu action le film est mauvais, déjà parce qu’assez pauvre en grosses scènes, mais manquant en plus de lisibilité ou se retrouve simplement plombé par une absence de suspense et d’enjeux. Avec tout de même un casting aussi étoilé et des moyens importants, il était impossible de complètement se rater, mais le niveau est franchement faible, surtout à cause d’un des plus mauvais scénarios jamais écrit.

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