The Troll Hunter

The Troll Hunter
2011
André Øvredal

Créature mythique très présente dans la culture scandinave, c’est tout naturellement que les trolls obtiennent un film qui leur est dédié par le biais d’un pseudo reportage au cœur de l’action à la recherche d’authentiques géants. Beau succès norvégien, mais beaucoup moins en dehors de ses frontières, le film s’ancre dans la droite lignée des found-footing (façon caméra à l’épaule, gage de « réalisme » et de budget drastiquement diminué).

En quête d’un bon reportage pour leur projet de fin d’étude de journalisme, trois jeunes vont se pencher sur une affaire d’ours mystérieusement tués. Très vite, leur petite investigation va les mener sur les traces d’un chasseur énigmatique, mais ce dernier se refuse à toute interview. Un soir, ayant réussi à le suivre jusqu’à son terrain de chasse, il vont découvrir la nature exacte de ses proies : il s’agit de trolls. Impensable et pourtant, ils sont là, tapis dans les forêts, les montagnes, surveillés de près par le gouvernement. Un monde alors inconnu s’ouvre à eux.

Certains le comprennent d’instinct, mais ce principe de base n’est pas respecté ici. Quand on traque quelque chose de mystérieux, d’hors du commun, on attend généralement la toute fin pour pleinement le dévoiler, mais pas ici. Dès 40 minutes de film le premier troll s’est déjà montré sous toutes les coutures et tout ce qu’il y a à savoir sur eux est dévoilé, de même que l’approche du gouvernement sur ce sujet et tout ça. Ainsi, le film nous laisse sans le moindre os à ronger alors que moins de la moitié de sa durée ne s’est écoulée. Il y aura quelques nouvelles confrontations avec des géants, mais même si leur modélisation n’est pas mauvaise, leur design est franchement immonde et les voir indiffère très vite tant la déception s’accumule à chaque fois. La faute sans doute à un scénario catastrophique, incapable de justifier ce que l’on voit et qui n’arrive pas non plus à donner suffisamment d’enjeux à l’ensemble. C’est bien simple : pas un seul point du film n’est convaincant. Une piètre tentative bien mal inspirée…

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