Red Lights

Red Lights
2012
Rodrigo Cortés

On le devait au même réalisateur, Buried fut personnellement une grosse déception tant sa fin rendait le film inutile, et sa construction était de toute façon ennuyeuse. Réalisé après mais sorti en France avant, sa production Grand Piano n’était pas non plus à la hauteur de son synopsis original, et ce projet avait lui aussi l’air très bon, mais comme nous l’a apprit Fenêtre sur cour, un excellent sujet peut s’avéré très mal exploité. Centré sur la supercherie entourant la magie et autres artifices, le film fera en effet malheureusement écho à Insaisissable, brillante idée qui a sombré dans la redondance et la simplicité.

Professeurs d’université, Tom Buckley (Cillian Murphy) et Margaret Matheson (Sigourney Weaver) traquent les fraudeurs, les arnaqueurs qui se font appeler « magiciens ».  Parce que trop de gens se font encore piégé par ces tours grossiers reposant sur la crédulité des victimes, ils ont décidé de se battre pour que la vérité éclate. Considéré comme le plus grand magicien de tous les temps, Silver (Robert De Niro) sort enfin de l’ombre après plusieurs décennies de retraite, l’occasion pour Tom de percer le mystère de ses tours de passe-passe. Le plus grand défi de toute sa carrière.

Le film commence très bien entre des cours d’université intéressants sur les supercheries à travers les âges, avec en prime quelques démonstrations d’imposteurs démasqués qui valent le détour. La magie a depuis toujours fasciné les hommes, et le film en tire parti avantageusement. Mieux encore, on peut compter sur un casting franchement étonnant, surtout pour un film jamais sorti en salle (avec en plus Toby Jones et la star montante Elizabeth Olsen). Un fait maladroitement amené nous fera tiquer vers le milieu, mais le film ouvre plein de pistes toutes plus intéressantes les unes que les autres, et le suspense est à son comble pour le dernier tour de piste, dévoilant ce qui donnera ses galons ou non au film, car dans ce genre de productions la conclusion pèse lourdement. Et c’est là que le bât blesse : reposant sur une mise en scène mauvaise, la fin nous livre une réponse aberrante, rendant incohérent tout ce qui a précédé. Alors que certains comme La Maison des Ombres arrivent à ménager la suspense jusqu’au bout pour nous laisser avec une claque monstrueuse et indiscutable, ce film échoue lamentablement, nous faisant presque regretter d’avoir autant apprécié le début. En résulte donc un film bancal malgré toutes ses qualités.

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