Nos pires voisins

Nos pires voisins
2014
Nicholas Stoller

Après avoir été l’une des comédies phares de l’été aux Etats-Unis, le film s’est ensuite transformé en succès planétaire, culminant à plus de 270 M$ dans le monde grâce notamment à de sacrées performances dans les pays anglophones et en Allemagne. Une comédie qui se voulait comme une bonne grosse joute entre voisins, mais le résultat compte parmi les pires films du genre jamais vu.

Quand on voit que certaines personnes deviennent parents, il y a de quoi avoir peur. Aussi décérébrés l’un que l’autre, Mac (Seth Rogen) et Kelly (Rose Byrne) viennent d’emménager dans un beau quartier pour y élever leur fille, mais là, c’est le drame : une confrérie vient elle aussi d’emménager à côté. Ils auraient dû sympathiser avec leur responsable Teddy (Zac Efron), mais au lieu de ça, dès le lendemain, pour ne pas avoir l’air « pas cool » en allant leur demander de baisser le son, ils vont appeler la police, déclenchant toute une série de représailles.

C’est impressionnant : dès que cette montagne de graisse de Seth Rogen apparaît dans un film, on peut être sûr que la vulgarité prendra une tournure inédite, et ce film – chose quasi impensable – arrive à s’aligner sur le niveau de décadence de C’est la fin. D’emblée on commence par des scènes pornographiques, puis on enchaîne sur une discussion honteuse sur le fait d’être branché, début de notre fulgurante mais pourtant interminable agonie. Que les acteurs soient atrocement mauvais (avec Dave Franco, Christopher Mintz-Plasse et Lisa Kudrow participants à cette boucherie), c’est une chose, mais qu’ils nous infligent des dialogues pareils, c’est juste ignoble. C’est invraisemblable : 99% des minables gags/discussions du film se passent en dessous de la ceinture. Difficile de ne pas avoir envie de vomir en voyant une femme avec une prothèse dégueulasse se faire traire, ou quand on assiste à une sorte de Human Centiped vivant. Pire encore, cette déviance affecte aussi le lamentable scénario du film par le biais d’ignominies comme la « vente de saucisses » qui se révèle être, comme c’est pratique, la meilleure affaire du siècle. Autre chose aussi d’alarmant : la bisexualité généralisée. Pas une seule personne hétéro de tout le film avec encore une fois des passages à l’acte explicites et intégralement montrés. Sodome et Gomore ont été brûlées pour moins que ça… Pas un rire, pas un sourire, juste du dégoût. Les comédies américaines ont prit un tournant tellement trash ces dernières années que presque plus aucun de leurs films n’est soutenable. La déchéance à son paroxysme.

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