Hours

Hours
2014
Eric Heisserer

Un des dernier film fini de tourner de son vivant, Hours débarque directement dans nos bacs à DVD comme malheureusement bon nombre de films de Paul Walker. Il est vrai qu’un huis clos produit avec quatre petits millions avait peu de chance de voir l’obscurité d’une salle de cinéma, et pourtant l’idée du film est assez intéressante.

Se déroulant durant le terrible ouragan Katrina qui avait frappé la Nouvelle-Orléans en été 2005 et qui avait causé plus de 1800 morts, le film s’axe autour du cauchemar de Nolan (Paul Walker) dont la femme vient tout juste de mourir en couche, et dont la fille née prématurée nécessite une assistance respiratoire. Oublié sur place lors de l’évacuation faute d’hélicoptère pour sa fille, il se retrouve prit au piège d’un hôpital privé de courant, seul et avec une machine qui maintient sa fille en vie à alimenter manuellement toutes les trois minutes.

Si le cyclone dévastateur est déjà une grande menace en soit, cet éternel compte à rebours qui l’empêche de rester bien longtemps éloigné de sa fille ou même de dormir amplifie l’horreur de la situation. On assiste alors à une espèce de film de survie où un homme coupé du monde doit se débrouiller seul face à une série de déconvenues, avec un temps chronométré entre chaque escapade, appuyant ainsi son impuissance. Un procédé qui marche très bien, mais le film n’a malheureusement pas su doser cette notion de temps, un répit risible de trois minutes ne donnant clairement pas le temps de faire l’aller-retour d’un bout à l’autre de l’hôpital, et encore moins monter une poignée d’escaliers pour explorer d’autres étages. En revanche le problème du sommeil est lui bien traité. Le rythme est relativement maîtrisé, il y a une évolution nette de l’histoire au fur et à mesure avec un dernier acte surprenant, seul le message du film est un poil trop classique : le chien est l’être vivant le plus gentil au monde, et si Dieu a fait l’homme à son image, alors c’est un sacré connard. La réalisation est elle aussi un peu limite, mais l’adhésion prime sur les quelques remontrances. Un style classique mais une histoire légèrement originale et qui marche pas mal du tout.

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