Un Beau jour

Un Beau jour
1997
Michael Hoffman

Voilà un film qui avait tout de la comédie romantique ultime : deux acteurs de renom et très esthétiques, le cadre classique de New-York, propice à de belles histoires d’amour, mais aussi deux bambins qui changent la donne, rajoutant normalement une touche attendrissante. Le public a répondu présent en masse (97,5 M$), mais quelques points viennent un peu gâcher le tableau.

Le mariage dure pour toujours, sauf pour ceux qui vivent dans la réalité où les divorces se propagent telle une cellule cancéreuse. Mère célibataire, Melanie (Michelle Pfeiffer) est quelqu’un de très organisée, mais difficile de faire passer son fils en priorité quand les impératifs au travail se multiplient. Beaucoup moins familier au rôle de parent, Jack (George Clooney) va quant à lui subitement se retrouver avec sa fille sur le dos. Tous deux en retard pour déposer leurs enfants à l’école, ils vont se retrouver avec leur progéniture sur les bras pour la journée, un enfer qu’ils vont tenter de partager au mieux.

Quand deux tempérament de feu se rencontrent, cela créé des étincelles, mais le film ne rayonne pas pour autant. Sur le principe l’histoire et les personnages font sourire, il y a quelques passages un peu drôle, notamment la scène chez le psychiatre avec la discussion tout en métaphores, mais le film a un problème de taille : il fait constamment ce qu’on attend de lui. Certes, dans le lot certains passages étaient souhaités, mais c’est toujours un peu ennuyeux d’assister à une telle prévisibilité constante. Une petite voiture sur le passage, une maquette dans les mains, et bien évidemment ça se fini en miettes par terre. Et si le couple fait très hollywoodien, on regrettera le manque de profondeur de leurs personnages, grands classiques du genre. Plus regrettable encore, les enfants, d’une impolitesse invraisemblable, d’autant plus rageuse que la petite fille avait un potentiel attendrissant colossal avec sa relation inversée avec son père, le plus puéril des deux. Mais comme elle n’assume pas sa position de tête pensante du duo, ça ne fonctionne pas correctement. Reste presque le pire du film : ça gestion du temps. Pour une histoire qui repose à ce point sur une notion de timing, il est stupide de constater à quel point les personnages n’en tiennent que rarement compte, et le rythme n’est pas réaliste : ils n’aurait pas du avoir le temps de faire la moitié de ce qu’il se passe. Enfin bref, une romance assez superficielle qui ne bénéficie pas d’un soin suffisant pour convaincre.

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