Madagascar 3, Bons Baisers D’Europe

Madagascar 3, Bons Baisers D’Europe
2012
Eric Darnell, Tom McGrath, Conrad Vernon

La formule va t-elle enfin évoluer ? Vu le score de la suite qui recyclait pourtant quasiment tout, c’était peu probable, mais on est jamais à l’abris d’un miracle, surtout qu’on nous promettait un changement radical de décors. C’est effectivement le cas, mais on est loin de la cure de jouvence salvatrice, même si entre deux erreurs d’envergure quelques idées salutaires font leur apparition.

L’Afrique, la famille, ça va bien un moment, mais l’obsession d’un retour à New-York se faisait de plus en plus sentir, et Alex (José Garcia), Marty (Anthony Kavanagh), Melman (Jean-Paul Rouve) et Gloria (Marina Foïs) ont donc décidé de ne plus attendre le retour de leurs amis pingouins et d’aller à leur rencontre, à Monte-Carlo. Mais à leur arrivée, la police monégasque leur ait tombé dessus, et le seul moyen pour leur échapper fut de monter à bord d’un cirque. Heureuse coïncidence, si leur numéro de Londres ébloui un jury, ils pourront rejoindre New-York. Mais l’affaire est loin d’être jouée tant le cirque n’est plus qu’une relique du passé.

Le début du film est très inquiétant : notre quatuor rejoint Monaco à la nage, très crédible, et ont enchaîne sur un monceau d’ânerie d’humanisation des animaux, ruinant toute forme de cohérence avec une course poursuite affligeante. Et de manière globale, tout ce qui touche au monde des humains donne lieu à des passages lamentables qui vont à l’encontre de toute forme de logique. La police française est insupportable et le film aurait été infiniment meilleur sans ce concentré de clichés détestables et de bêtise inouï. Car mine de rien, le film a de nombreuses qualités à faire valoir. Déjà scénaristiquement : on a une vraie trame, cohérente et structurée, avec des enjeux plus pertinents que les précédents. L’aventure du cirque est réellement intéressante, pleine de poésie et de magie, même si on n’échappera pas à des dérapages comme le coup de l’anneau, tout simplement grotesque. Les nouveaux personnages, certes très caricaturaux, sont assez convaincants, surtout la panthère, et les situations sont plus probantes. L’humour, encore imparfait, marche lui aussi un peu mieux, toujours hissé par les éternels pingouins avec une perle de taille avec le coup des freins ambitieux. Toujours d’un niveau perfectible, le film reste dans la continuité, se renouvelant néanmoins suffisamment pour assurer un certain degré de divertissement.

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