Equalizer

Equalizer
2014
Antoine Fuqua

Même pas encore sorti qu’une suite était déjà annoncée, d’autant plus surprenant qu’il s’agirait d’une première pour son interprète principal. Adaptation d’une série télé des années 80, le film n’a pourtant rien d’un premier épisode d’une franchise, mais avec des résultats en salle très bons (192 M$) et une équipe prête à remettre le couvert, les choses semblent actées. Une saga prometteuse ? Pas spécialement.

Ancien agent gouvernemental, Robert McCall (Denzel Washington) s’était retiré du milieu depuis quelques temps, prenant goût à une vie simple et normale, espérant passer ses vieux jours au calme. Seulement voilà, après des années à se contenir, un incident va le faire replonger : sa jeune amie prostituée Teri (Chloë Grace Moretz), retrouvée salement amochée suite à une altercation. Ne pouvant y rester indifférent, il va décider de mettre de l’ordre dans la ville, et ceux ne coopérant pas vont le payer de leur vie.

Nom de Zeus, ça va chier ! Papy fait plus que de la résistance : papy fait le ménage en mode grand vide. Pas tellement surprenant, Denzel reste fidèle à lui même, portant presque tout le film sur ses seules épaules, imposant son habituelle image de père protecteur et bienveillant (même si il a eu pas mal de rôles de connard fini, cf Flight et Training Day entre autre). Son charisme naturel rend son personnage convaincant, mais il manque donc d’originalité, comme le film en général d’ailleurs. Encore et toujours une histoire de mafieux russe et de flics ripoux, avec un méchant particulièrement caricatural. Une histoire banale donc, mais même la mise en scène est banale : des effets de ralentis stylisés, renforçant le côté héroïque du justicier, des combats chorégraphiés pour toujours plus de classe, et des effets de gros son pour envoyer du lourd. Seulement voilà, le film n’est pas si puissant en terme d’action : ça a de la gueule, beaucoup même, mais ça ne fuse pas tant que ça, et le début met même pas mal de temps à lancer l’intrigue. Et puis il y a aussi le problème de l’envergure de l’histoire, difficilement améliorable pour les potentielles suites. Donc oui, le film est franchement divertissant, quasiment uniquement grâce à son héros qui en impose, mais il faut tout de même émettre quelques réserves sur son absence d’originalité, forcément dommageable.

Ce contenu a été publié dans Cinéma, Critiques. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.