Cold in July

Cold in July
2014
Jim Mickle

Plus d’un an déjà depuis la fin de la mythique série Dexter, qu’on préfère presque tous oublier tant les dernières saisons furent décevantes, sans compter l’ignominie de la fin. Mais qu’est devenu depuis son interprète principal ? Eh bien mise à part un second rôle dans un film toujours pas programmé par chez nous, voici son « grand retour » dans un thriller adapté d’un best-seller de Joe R. Lansdale.

Les américains ont la gâchette facile, et il est dangereux d’effectuer un cambriolage de par chez eux. Le fils de Russel (Sam Shepard) en sera témoin : lors de sa visite nocturne chez Richard Dane (Michael C. Hall), il y perdra la vie. Une expérience traumatisante pour ce dernier, d’autant plus que le père semble bien vouloir venger la mort de son fils en menaçant celui de Richard. Un cercle vicieux de la vengeance, mais la cible est-elle réellement la bonne ?

C’est lamentable. Il faut arrêter de faire croire que tuer quelqu’un est autre chose qu’un fait anodin. Et puis après avoir été un tueur en série, être rongé par les remords pour un seul cadavre, c’est pitoyable. De plus, l’histoire de « t’as tué mon fils du coup je vais faire du mal au tien » est d’une platitude sans nom. Heureusement, cela n’est que le prélude du film, à la construction inversée et intéressante. Le film propose de partir sur totalement autre chose, avec un trio de justiciers amateurs mais bad-ass, offrant même un dernier quart-d’heure explosif.  Ça n’est pas non plus révolutionnaire, mais la narration joue suffisamment bien la carte de la surprise en misant sur des clichés pour nous garder éveiller. Mais le résultat n’en est pas pour autant bon, le rythme étant mollasson et les acteurs trop passifs. Tout n’est pas à jeter, mais le bilan penche plutôt vers la perte de temps.

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