Dumb & Dumber De

Dumb & Dumber De
2014
Bobby Farrelly, Peter Farrelly

Tous aux abris, ils reviennent ! Comédie « culte » mais foncièrement débile, Dumb and Dumber avait connu un beau succès il y a de ça 20 ans, une belle date anniversaire pour faire revenir l’improbable duo de décérébrés. Difficile de s’attendre à une révolution avec cette suite, surtout qu’entre temps un faux préquel a vainement tenté d’en faire une franchise, mais dès la campagne publicitaire le film a eu une idée formidable en parodiant la tag-line de Lucy, qui au lieu de faire miroiter 100% d’utilisation des capacités cérébrales, nous mettait en garde contre ces deux dégénérés à tout juste 1%.

En 20 ans rien a changé, surtout pas Llyod (Jim Carrey) et Harry (Jeff Daniels), du moins au niveau mental. Eh oui, le corps vieilli, et cela pourrait être fatal à Harry, dont les reins ont lâché et le mettent dans l’attente d’une greffe. Ses parents biologiques étant morts, l’espoir d’un donneur dans la famille semblait scellé, mais à l’ouverture de son courrier de ces dernières années, il va apprendre qu’il est l’heureux papa d’une grande fille de 22 ans, représentant potentiellement son salut. Une longue recherche va alors débuter, en commençant par la mère (Kathleen Turner), pas revu depuis la conception.

La barrière culturelle nous frappe d’emblée : on commence par du scatophile de très bas niveau, pas complètement hors de propos étant donné l’âge mental des protagonistes, mais difficile d’en rire. Et nombreux seront les passages à dépasser la frontière de l’acceptable, sombrant régulièrement dans une vulgarité révoltante, notamment lors du pet vaginal poussiéreux. La marge d’abrutissement est inexistante. C’est d’autant plus dommage que le potentiel y est grand, les deux compères étant tellement stupides que c’en devient drôle. On dénote nombre de conneries si ahurissantes qu’on en ri de très bon cœur, et le film fourmille d’idées sur ce qui pourrait découler de la naïveté et de la bêtise du duo. Le film enchaîne ainsi de très bons gags, entremêlés de running-gag sympas, mais malheureusement la honte prédomine tant c’est souvent de mauvais goût et invariablement orienté vers les déjections du corps humain. Plus encore, le fan-service nuit aussi au film, multipliant les références creuses, à l’image de la waf-mobile de l’affiche, présente en tout et pour tout dix secondes dans le film, n’amenant strictement rien ni à l’histoire et n’étant même pas drôle. Vouloir se réunir après tant d’années, pourquoi pas, mais le film originel ne le méritait pas tellement et cette suite n’apporte pas grand chose.

Ce contenu a été publié dans Cinéma, Critiques. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.