Bleu Saphir

Bleu Saphir
2014
Felix Fuchssteiner, Katharina Schöde

Apparemment la saga littéraire de Kerstin Gier fut un véritable phénomène, mais la première adaptation allemande, Rouge rubis, ne peut clairement pas prétendre au même titre avec ses 423 704 entrées. Il faut croire que l’exportation DVD (hors frontières) a donné un second souffle à la saga puisque malgré la nette baisse de fréquentation de cette suite en août dernier (328 614 entrées) le troisième et dernier volet est programmé pour l’année prochaine, et son tournage a déjà commencé. Une bonne chose, car si le premier ne révolutionnait pas les codes du genre, il restait tout de même l’un des meilleurs film romantico-fantastique pour ados de ces dernières années.

Retour au monde du Cercle et des Veilleurs, au paysage quelque peu bouleversé par la fuite de Paul et Lucy (la saphir), deux voyageurs du temps qui ont prit l’un des deux chronographes capables de faire voyager dans le temps. Elle qui était proches d’eux, Gwendolyn (Maria Ehrich), la voyageuse rubis, cherchera alors des réponses sur les complots du Cercle, se méfiant de tout et de tout le monde, particulièrement le baron de Saint Germain, l’homme qui dirige l’organisation depuis le passé. Une situation d’autant plus délicate que des partisans du Cercle vivent autour d’elle, et qu’elle est éperdument amoureuse de Gideon (Jannis Niewöhner), le voyageur diamant, qui lui suit aveuglément les ordres.

En voilà une bonne chose ! Il est vrai que la somme d’éléments scénaristiques et de personnages du premier film donnaient le tournis, et avoir la présence d’esprit d’incorporer dans l’introduction un petit rappel des faits tout en finesse, ça fait plaisir, et ça permet de s’y replonger bien plus rapidement et efficacement. Sorte d’épisode de transition, ce second film joue d’ailleurs la carte de la tranquillité, ne faisant que développer en douceur les péripéties et les personnages du précédent, tout en faisant progresser l’intrigue avec quelques révélations, juste ce qu’il faut pour continuer à capter notre attention tout en faisant grimper l’attente autour de la conclusion, quoiqu’un peu amorcée par la quête de l’émeraude, d’une large évidence avec la scène post-générique. Les relations entre les personnages semblent enfin avoir prit forme, et après nous avoir ébloui par le simple fait des voyages et inquiété de par la menace dans l’ombre, on développe ici plus le côté fantastique, et ça marche assez bien. Pas d’évolution majeure mais pas non plus de stagnation, cette suite fait humblement son office et présage d’une belle continuité pour une conclusion qu’on espère à la hauteur.

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