Cette sacrée gamine

Cette sacrée gamine
1956
Michel Boisrond

Fantasme de plusieurs générations, icone de la mode, de la beauté, femme parfaite aux courbes servant de référence pour le nombre d’or, au même titre que la bipédie, celle pour qui battent les cœurs du monde entier, mais surtout en France, Brigitte Bardot est sans aucun doute la femme la plus fatale de l’histoire du cinéma français. À 21 ans, après avoir commencé sa carrière à peine quatre ans auparavant, ce film était déjà son 17ème, c’est dire à quel point tout le monde se l’arrachait. Avec 4 millions d’entrées, ce film participa lui aussi à bâtir la légende, mais vu la piètre qualité du film, pas de doute que le succès fut uniquement dû aux beaux yeux de l’actrice.

Victime de ragots infondés qui pourtant pourrait lui valoir la prison, Paul Latour, directeur d’un cabaret, va décider de chercher de l’aide en Suisse, confiant le soin de récupérer et cacher sa fille, Brigitte (Brigitte Bardot), à son chanteur fétiche. Ce dernier, prit au dépourvu, va accepter au nom de leur amitié. Il va alors découvrir une gamine de dix ans plus jeune, d’une maladresse incroyable et ô combien envahissante. Une occupation dont il avait nulle besoin avec son mariage en perspective.

Suspense, son mariage va t-il tenir ? Ou alors, comme 100% des hommes, va t-il tomber amoureux de cette « gamine » ? Ah que les hommes sont faibles et les femmes aguicheuses ! Mais bon après tout l’histoire aurait pu trouver son originalité ailleurs. Seulement voilà, on tient là l’un des scénarios les plus stupides jamais écrit, brillant par l’ingéniosité de ses protagonistes. Quel génie que d’avoir pensé à faire passer la fille pour une SDF amnésique que la police lui aurait confié ! Puis tour à tour jouer la carte de la nièce et de la sœur, quel talent ! De même, pour aider les spectateurs les plus cons qui n’ont pas compris que le monsieur est tombé amoureux de la jeunette, ce n’est pas un, ni même trois, mais bien cinq rêves d’affilés et de belle taille qui viendront mettre les points sur les i. Quelle sublime finesse ! Presque aussi fin que le combat géant final, du grand art ! Mention spéciale aussi à l’ingénieur son, établissant un sans faute quant à balancer des bruitages totalement hors de propos. Bref, une honte absolue d’une bêtise affolante, et on a rarement vu une femme à ce point objet (prototype ahurissant de la nunuche bonasse), donc même les amoureux transits n’y trouveront pas leur compte, surtout niveau nudité. Chou blanc.

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