Terminator 3 : le Soulèvement des Machines

Terminator 3 : le Soulèvement des Machines
2003
Jonathan Mostow

Alors que Terminator 2 avait fait un carton monumental et révolutionné l’univers des effets spéciaux, on aurait pu croire que la saga allait continuer de prospérer, mais non. Avec un réalisateur ne souhaitant plus revenir et un acteur iconique passé chez les politiciens, les choses ont traîné sur douze ans. Et quand on voit le résultat, on se dit que c’était finalement pas la peine de revenir après tout ce temps…

Décidément très prévoyantes et toujours aussi avares quant à abattre leur meilleure carte, les machines préparait pour le John Connor (Nick Stahl) de 23 ans un tout nouveau model cybernétique encore plus fort : le T-X. De même, toujours aussi au fait des agissements de leur ennemi, la résistance a encore envoyé un T-101 (Arnold Schwarzenegger) pour lui prêter main forte, ainsi qu’à sa future femme Kate Brewster (Claire Danes). Le jugement dernier avait été repoussé, main le voilà qui repointe le bout de son nez métallique.

De loin l’épisode le moins aimé de la saga, le film a pourtant eu les moyens de son ambition. À l’image de son prédécesseur, ce troisième opus a lui aussi repoussé les limites des budgets, affichant un astronomique coût de 200 M$, mais contrairement à son model, lui n’a pas franchit un nouveau pallier de recettes, bien au contraire, terminant sa course avec un tout juste acceptable 433 M$, ce qui reste tout de même une énorme déception compte tenu des sommes engagés, et cela a mit la franchise à l’arrêt six années durant après ça. Si là encore le scénario du premier film est encore repompé, gardant en plus les mêmes enjeux et personnages, la révolution technique n’est plus là, et le film tombe dans une surenchère d’action cache-misère. Cela suffit pour nous divertir, mais la débauche visuelle fait perdre en réalisme, et si Schwarzy est bien là, le reste du casting est mauvais, nous faisant non seulement perdre notre temps avec une romance vide, mais détruisant aussi le légendaire John Connor par un protagoniste indigne. Du grand spectacle efficace, mais la saveur est bien moindre à force de rabâcher la même histoire sans rien n’y apporter, développant des sous-intrigues ennuyeuses. Un désamour mérité, mais qui aura surtout impacté les recettes du quatrième, pourtant autrement meilleur.

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