Les Nouveaux Héros

Les Nouveaux Héros
2015
Don Hall, Chris Williams (II)

Avec plus de 650 M$ dans le monde, le film fut l’un des plus gros cartons de l’histoire du studio d’animation de Disney, même si ça n’est pas grâce à la France où le film fut l’un des moins populaires de tous les temps, rééditant l’échec des Mondes de Ralph avec lui aussi 1,7 millions d’entrées, un Easter Eggs en puissance qui ne dépassait malheureusement pas ce statut. S’éloignant une fois de plus de la féerie qui a fait sa renommée, Disney nous propose pour la première fois une incursion Marvel dans son paysage cartoonesque, comme si l’overdose de super-héros n’était pas déjà consommée.

Jeune garçon surdoué ayant eu son bac à seulement 13 ans, Hiro Hamada a depuis passé son année à courir les combats clandestins de robots, au grand dam de son frère qui espérait le voir rejoindre l’université dans laquelle il fait de la recherche. Mais après lui avoir montré les lieux et son projet d’aide soignant robotique Baymax (Kyan Khojandi), il va réussir à le convaincre de changer et de proposer un projet révolutionnaire aux recruteurs pour lui permettre d’intégrer l’école. Seulement voilà, les choses vont déraper, obligeant des héros à se dresser face à une nouvelle menace.

Et dire qu’ils ont reçu l’Oscar pour ça alors qu’en face il y avait Dragons 2… Non, le film n’est pas mauvais : son histoire est correcte, ses personnages sympas, techniquement très joli, le héros est attachant, et Baymax est une mascotte de tout premier choix. Profitant non seulement d’un doublage amusant, son personnage de grosse guimauve est génial, et ses répliques sont soit super drôles soit magnifiquement attendrissantes. En fait, en dehors de personnages secondaires pas mal mais quand même un peu creux, tout le début marche franchement pas mal. Mais là où le film se plante, c’est au niveau film de super-héros. Si techniquement le résultat est beau, les limites de l’inspiration artistique se sentent, se reposant sur des stéréotypes plus ou moins fonctionnels, mais Baymax en mode héros, certes toujours drôle, est un ratage, perdant sa personnalité sous son armure. Le méchant est bancal, pas vraiment méchant en plus, et les combats ne titillent qu’à peine notre fibre d’aventure, peinant à trouver un impact visuel ou narratif. La compétence de la firme n’est plus à démontrer, mais l’inspiration est un peu en berne avec ce nouveau film, certes sympathique et amusant, mais à l’univers pas si enchanteur.

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