Lara Croft : Tomb raider

Lara Croft : Tomb raider
2001
Simon West

Franchise phare dans le domaine vidéo-ludique, Tomb Raider a débarqué en 1996 sur Playstation et fut immédiatement couronné de succès. Jeu d’action-infiltration / aventure, il a offert la gloire éternelle à son héroïne, Lara Croft, désormais fantasme de nombreux joueurs, et pas que. On croyait depuis la saga à l’agonie à force d’épisodes décevants et de deux films jugés indignes, mais depuis que Square-Enix a reprit les choses en main, la pilleuse de tombes est de nouveau acclamée et célébrée, au point qu’une nouvelle franchise cinématographique soit envisagée. Sorti tout juste cinq ans après le premier jeu, le tout premier film connu un succès mitigé, la faute à des critiques mauvaises, et pourtant largement trop clémentes.

La montagne ça vous gagne, mais l’archéologie c’est de la folie. Fille d’un grand homme du milieu (Jon Voight), Lara Croft (Angelina Jolie) voue elle aussi sa vie aux découvertes archéologiques, et comme lui elle suit les traces du triangle magique des illuminatis, trouvable uniquement lors d’un alignement parfait des planètes du système solaire, phénomène qui n’arrive qu’une fois tout les 5000 ans. Et dans quelques jours, cet événement se produira, et impossible pour le bras droit des illuminatis (Iain Glen) de passer à côté d’une pareille chance, recrutant pour le coup le rival de toujours de Lara, Alex Marrs (Daniel Craig).

Je ne suis pas un expert des jeux, mais pas besoin de l’être pour pouvoir affirmer que l’équipe du film s’est plutôt grassement torché avec. Alors oui, on aura droit à deux lieux exotiques lors de la seconde moitié du film, de même qu’un léger décor dépaysant au tout début, mais la très grande majorité du film se passe en ville ou dans le château de Lara, ce qui est à la fois une hérésie et inintéressant. L’aspect le plus important de la franchise, l’aventure, est donc carrément passé à la trappe, de même que l’infiltration, méchamment oubliée. Ne reste alors que des phases d’actions, ignobles. On tient peut être là l’une des pires réalisations de l’histoire du cinéma : pas un plan lisible, la faute à une caméra bien trop rapprochée et à un montage épileptique. C’est bien simple, pas une seule scène ne dépasse les cinq secondes, basculant frénétiquement sur un autre plan, sans compter les ralentis saccadés. Pire encore, la mise en scène est stupide, appliquant bêtement les codes du jeu-vidéo sans se poser de question, créant un décalage indigeste, notamment contre les boss. Et des fois que le visuel ne vous rebute pas complètement, il faudra aussi faire avec des acteurs lamentables et un scénario insipide et bâclé de surcroît. La seule chose que le film a réussi à faire c’est de transposer le fantasme ambulant que représente l’héroïne, mais son personnage est désespérément vide et abruti. Un étron des plus nauséeux, et ne comptez pas sur moi pour le second film, paraît-il encore plus médiocre.

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