Pauline détective

Pauline détective
2012
Marc Fitoussi

Après Hercule Poirot, Agatha Christie et autres Sherlock Holmes, voici le tour de Pauline (Sandrine Kiberlain). Journaliste spécialisée dans les affaires de meurtre, elle vivait assez mal sa rupture sentimentale, et décida de partir en vacances en Italie avec sa sœur (Audrey Lamy). Un petit break dans un hôtel luxueux censé lui changer les idées, mais dès son troisième jour sur place, les affaires vont reprendre. Sa voisine de chambre, avec qui elle a dû faire chambre commune la première nuit, serait apparemment partie dans la précipitation, mais Pauline va tomber par hasard sur ses affaires laissées sur place, cachés dans une remise. On l’aurait en réalité retrouvée morte dans son lit. On parle de causes naturelles, mais elle n’y croit pas.

Nostalgique de l’époque des enquêtes policières amatrices des livres de jeunesse, style bibliothèque rose, le réalisateur a voulu leur rendre un hommage en tentant d’en reproduire tout le charme. Ainsi, on suit une jeune fougueuse qui ne recule devant rien, où coïncidences et véritables enjeux se mêlent pour nous embrouiller, le tout dans une ambiance bon enfant où le danger n’est pas vraiment présent. C’est coloré, potache et complètement loufoque, mais le dosage ne marche pas vraiment. On tombe souvent dans l’excès et le film tient plus de la caricature un peu bancale. On s’amuse par moments et on a tendance à s’attacher aux personnages, mais sans vraiment se prendre au jeu. Le film n’a d’ailleurs pas séduit son public, et le projet de feuilletons qu’avait son réalisateur est tombé à l’eau. Il a tenté, il s’est planté.

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