All Is Lost

All Is Lost
2013
J.C. Chandor

La survie en haute mer peut être très impressionnante, et les exemples au cinéma ne manquent pas. On se souvient bien sûr de la modeste barque dans Seul au Monde, de la magnifique épopée de L’Odyssée de Pi, aussi lamentable que fut sa fin, de l’errance tragique des pilotes américains de Invincible, ou encore le magnifique combat de Kon-Tiki, et ça ne sont là que quelques uns des exemples les plus marquants. Ce film espérait se poser lui aussi comme une référence du genre, mais ça n’est pas le cas.

Un homme seul face à l’océan. Parti en voyage à bord de son voilier pour l’aventure, un septuagénaire (Robert Redford) va devoir lutter contre un orage des plus violents. Les éléments vont se déchaîner contre lui, les ennuis techniques vont se multiplier, mais quoiqu’il arrive, s’il veut survivre, il doit tenir bon.

C’était un projet risqué et fort : tenir l’ensemble du film sans dialogues, avec un seul acteur et sans autre scénario que survivre aux déchaînements des flots. Avec 13 M$ dans le monde, ce fut un échec commercial. Repartant bredouille des principaux festivals, et n’ayant même pas décroché une nomination aux Oscars pour son interprète, ce fut une déception critique. Robert Redford le dira lui-même dans certaines interviews : « les responsables du studio sont des cons. S’ils avaient fait correctement leur boulot, le film serait allé très loin, notamment aux Oscars ». Une déclaration qui manque un peu de subjectivité, car le film est loin d’être irréprochable, et sa performance n’a rien de mémorable. Si le papy ne manque pas de ressources malgré son âge, certaines de ses réactions sont étranges voir débiles, et on ne se dit clairement pas qu’il s’agit d’une référence en matière de survie. Et puis surtout, l’absence totale d’histoire gène un peu, ne serait-ce que pour savoir les raisons de cette aventure et d’où lui vient cette volonté et la force de vivre. C’est bien fait, mais ça n’apporte rien au genre et ça manque de personnalité.

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