Pandorum

Pandorum
2009
Christian Alvart

Il y a six ans débarquait dans l’indifférence la plus totale ce petit film de science-fiction, récoltant à peine 20 M$ dans le monde malgré une belle distribution dans la totalité des plus gros pays. Un coup dur pour l’équipe, qui voyait ce récit comme le premier d’une trilogie qui aurait pu être monumentale avec la colonisation d’une nouvelle planète, la rencontre d’espèces indigènes, de monstres titanesques, avec à n’en point douter de nouvelles menaces terrifiantes. Un sujet bien trop rare et qui a pourtant abouti à d’excellents films. Mais bon, ravalons notre amertume et parlons de cet opus qui peut se suffire à lui même, car il mérite à être connu.

L’histoire débute en 2153, alors que la sonde PALEO-17 a découvert une planète miraculeuse : Tanis. Située à tout juste 128 ans de la Terre, elle possède des caractéristiques quasiment identiques à notre planète, que ce soit en air, en pourcentage d’eau, en composition du sol ou même en température. Une aubaine tant notre planète d’origine est à l’agonie : avec plus de 24 milliards d’habitants, la famine fait rage et les guerres éclatent de partout. En 2174, le vaisseau Elysium va embarquer quelques 60 000 passagers pour une vie meilleure, partant coloniser la planète Tanis. Seulement voilà, au moment de la fin d’hyper-sommeil de la cinquième équipe de maintenance, le lieutenant Bower (Ben Foster) et son commandant Payton (Dennis Quaid) vont découvrir de multiples dysfonctionnements des plus inquiétants.

Rien que le titre laissait présager un bon scénario. Qu’est-ce que le Pandorum ? Aussi appelé Syndrome Orbital Dysfonctionnel, il s’agit d’un état de folie avancé dû aux longs trajets spatiaux. Ainsi dont, en plus des excitantes prémices du voyage et une certaine menace à bord du vaisseau, le film laisse une grande place à la psychologie humaine, permettant de forts rebondissements grâce à l’amnésie temporaire due à l’hyper sommeil. Un bon scénario bien ficelé donc, débordant de mystères, mais ça n’est pas tout. En plus de posséder une ambiance des plus angoissantes entre l’espace, le vaisseau, ce qui se trouve à l’intérieur et ses étroits couloirs, le film jouit aussi d’une très bonne réalisation, nous offrant des effets de lumière intéressants et quelques plans très esthétiques. L’originalité n’est pas aussi forte que ce qu’on aurait pu espérer, empruntant notamment aux Chroniques Martiennes pour un élément clef, mais c’est une plutôt belle combinaison. Sans pouvoir prétendre se hisser aux côtés des plus grands, le film est néanmoins un digne représentant d’un genre délaissé.

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