Absolutely Anything

Absolutely Anything
2015
Terry Jones

Bouya ! Le génie est de retour ! Des années après les Monty Python, Terry Jones, l’un des piliers du groupe, coréalisateur, scénariste et acteur, est de retour avec un projet des plus ambitieux, sans aucune limite. Et si quelqu’un avait tous les pouvoirs ? Si ça vous dit quelque chose, c’est normal, c’était le postulat de départ de Bruce tout puissant, mais le moins que l’on puisse dire c’est qu’il est totalement passé à côté de son sujet et restera un brouillon très décevant, et voilà enfin un relancé de dés pour obtenir réparation, ou presque.

L’humanité mérite t-elle de vivre ? Voilà la grande question à laquelle le conseil galactique va tenter de répondre en soumettant la Terre au grand test. Une personne choisie au hasard va recevoir tous les pouvoirs, et selon si elle saura s’en servir pour faire le bien ou le mal, la planète sera ou non épargnée. L’heureux détenteur du pouvoir absolu sera Neil (Simon Pegg), petit professeur de mathématiques dans un collège difficile, ayant hérité de la pire classe, et désespérément amoureux de sa voisine (Kate Beckinsale) qui l’ignore royalement. Un mot un geste, et le monde subira sa maladresse.

Les gens n’ont aucune imagination ni ambition, c’est lamentable… Se taper sa voisine qui a été élue miss univers en 2009, c’est pas mal, donner la parole à son chien (Robin Williams), c’est hilarant, mais y’a quand même mieux à faire. Et c’est un peu ça le problème du film : répondre aux fantasmes, c’est secondaire, l’humour prime. Un peu à l’image de Endiablé, le film repose beaucoup sur l’entubage cosmique, où chaque vœux réalisé est détourné ou mal interprété expressément pour que tout se passe mal. Ainsi, accorder à son meilleur ami l’amour de la fille sur laquelle il flashait peut s’avérer beaucoup moins jouissif que prévu, et de manière générale le film se montre très frileux pour les vœux, pas super imaginatif, parfois lourd en humour (genre le caca vivant), et c’est très moraliste. Ouin, l’argent ne fait pas le bonheur, le pouvoir non plus. Conneries ! Mais bon, on se marre quand même pas mal, le chien est excellent, quelques idées font mouche, le budget a permis de faire visiblement tout ce qui était prévu, et le design des extraterrestres, de même que leur modélisation, est carrément impressionnant pour une production si modeste. Une bonne petite comédie bien sympa, mais qui encore une fois ne prend pas pleinement conscience de son potentiel infini.

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