Diversion

Diversion
2015
Glenn Ficarra, John Requa

Excellent acteur qui a malheureusement choisi de faire une pause durant de longues années, Will Smith semble enfin décidé à revenir sur le devant de la scène, s’entourant en l’occurrence des réalisateurs du génial Crazy, Stupide, Love. Sans complètement se détourner de la comédie romantique, les deux hommes nous proposent ici un petit jeu d’arnaqueurs sympathique, mais aussi un peu décevant compte tenu des talents engagés.

Pickpocket de pacotille, Jess (Margot Robbie) va tenter de plumer la mauvaise personne en s’attaquant à Nicky (Will Smith), véritable expert en la matière. Pour lui l’art de la diversion n’a plus de secrets, et les affaires marchent bien entre les vols à la tire et les coups plus ambitieux. Il gère une équipe de professionnels, et malgré la tentative ratée de Jess, il va en faire sa nouvelle recrue.

On voit peu d’histoires de Pickpocket au cinéma, et pourtant ce type d’arnaque, pas toujours très crédible il est vrai, fait son petit effet. On pense notamment aux pitreries de Sherlock Holmes, génie du genre. Certes, ça fait petit joueur, mais cela fait une bonne entrée en matière pour le film, permettant de monter d’un cran pour les paris, puis encore d’un autre pour l’histoire des courses. Les enjeux évoluent, s’amplifient, et cela nous permet de tenir en haleine, d’autant que le film gère assez bien son suspense. On sent qu’il y a constamment anguille sous roche, que les apparences sont trompeuses, mais même si on sait exactement quand il va se passer quelque chose, on reste souvent surpris par ce que c’est. Néanmoins, on est loin d’un Ocean Eleven ou autre plan de malade, et le film s’en tient à un strict minimum, se reposant bien trop sur le poids des acteurs. C’est sympa et efficace, mais un peu trop lisse.

Ce contenu a été publié dans Cinéma, Critiques. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.