X Files – Régénération

X Files – Régénération
2008
Chris Carter

Venant actuellement de finir de voir les neuf premières saisons des X Files (mais il n’y aura pas de critique de la série, ayant mit plus de deux ans pour y arriver), il me fallait repasser par ce second film pour enfin m’attaquer à la toute nouvelle dixième saison, arrivant treize ans après la dernière. Douloureux souvenir que ces retrouvailles cinq ans après la fin de la série, n’arrivant que trop peu à rallumer la flamme, la faute à des ambitions bien trop frileuses. Pourtant, contrairement au premier film qui venait s’intercaler entre les saisons 5 et 6, le pic de popularité de la série, c’est le showrunner lui-même qui a assuré la réalisation du film.

De nombreuses années ont passé depuis le procès de Fox Mulder (David Duchovny), évincé du FBI et dès lors tapis dans l’ombre, protégé par celle qui est désormais sa compagne, Dana Scully (Gillian Anderson). Néanmoins, il semblerait que de l’eau ait coulé sous les ponts et qu’un pardon mutuel fut accordé : ayant perdu l’un des leurs et n’ayant pour seule piste qu’un médium, ex prêtre pédophile, l’agent du FBI Whitney (Amanda Peet) va faire appel au duo de légende des affaires non-classées, seule solution restante pour elle.

Pas de doutes, le film est bien une déception sur pratiquement tous les points : l’histoire n’a rien de non-classée, le duo n’est pas vraiment reformé dans la mesure où Scully ne s’implique pas tellement, trop occupée avec un enfant malade (mais d’un autre côté c’est logique, déjà en neuvième saison son implication était surtout d’ordre médical, ayant raccroché avec la partie FBI de son métier de doctoresse), et on ne retrouve presque personne. Tout juste aura t-on droit à l’agent Skinner sur la fin, mais Monica Reyes et l’agent Doggett, qui avaient donné un souffle nouveau en saisons 8 et 9 en nous rappelant les prémices de la série sans le côté cheap, ne sont malheureusement pas de la partie. Si on retrouve un peu l’ambiance et le style qu’on aimait tant, la mythologie n’est qu’évoquée, le paranormal quasi absent, et l’histoire développée est vraiment pauvre (même Callum Keith Rennie n’arrive pas à y faire quoi que ce soit). Le résultat aurait été plutôt sympa pour une entrée en matière comme un double épisode introductif d’une nouvelle saison, mais pour du cinéma on en attendait beaucoup plus. Pas étonnant que les recettes furent dégueulasses (68 M$, quand le premier en récoltait 189 M$), mais paraît-il que le film a ensuite très bien marché en DVD, permettant de planifier un troisième film pour une date hautement symbolique : le 21 décembre 2012. Toujours officiellement sur les rails après des années de report, le film dépendra du succès de la série dont une onzième saison est en cours de négociations après les audiences encourageantes du mini retour.

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