Le Désordre et la nuit

Le Désordre et la nuit
1958
Gilles Grangier

On continue notre petit tour d’horizon des verts pâturages d’antan avec toujours notre Jean Gabin si prolifique à la belle époque, encore accompagné de Danielle Darrieux, pour une enquête placée sous le signe de la nuit, moment propice au crime et aux dérives de tous genres. Inspecteur de police, Georges Valois (Jean Gabin) va être affecté sur une affaire de meurtre : celui de Albert Simoni, le taulier du coin, patron du bar de « L’Oeuf » et qui trempait dans de salles affaires. Pour commencer son enquête, Georges va immédiatement suivre la piste de Lucky, une jeune allemande pas farouche qui aurait été la maîtresse de Simoni.

Adaptation et dialogues de Michel Audiard, tout est dit. On retrouve une enquête classique avec des personnages classiques, même si la drogue n’était pas très présente à l’époque. Pas non plus de grosse performances d’acteurs ou de direction originale, mais c’est bien au niveau des dialogues que le film donne le ton : une avalanche de répliques cultes. Ça en impose, ça en jette, ça a de la gueule. « En cocu il sera bouleversant, les jurés pleureront, y’a toujours des connaisseurs », « c’est vrai qu’il est fatiguant madame » (dans une scène brillante à l’hôpital où l’infirmière demande de ne pas fatiguer le patient) et de manière générale toutes les répliques de Jean Gabin sont géniales, percutantes et dénotant d’une répartie magnifique. Un grand art qui se perd, mais il est dommage que le film n’ait pas grand chose d’autre à proposer.

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