Point Break

Point Break
2016
Ericson Core

Aller savoir pourquoi, quelqu’un à la Warner s’est dit que faire un remake de Point Break serait cool, et cela faisait de nombreuses années qu’ils tentaient de mener à bien le projet, voulant mettre le paquet et en faire un véritable événement. N’ayant peur de rien, ils sont même allés jusqu’à une confrontation en face à face avec la seconde semaine du monstre Star Wars VII, et la raclée fut totale. Pour un budget explosif de 105 M$, le film n’en a rapporté que 28 M$ sur le sol américain pour un total désastreux de 131 M$. Entre ce film, Pan et Jupiter Ascending, le studio s’est cassé les dents, la mâchoire et fendu le crâne, et à l’image de leur insipide pays imaginaire, c’est amplement mérité.

Vous vous rappelez ces types assez fous qui braquaient des banques avec des masques de présidents pour faire exploser le système économique ? Eh bien on en est très loin… Ancien amateur de sports extrêmes, Johnny Utah (Luke Bracey) a tourné la page de cette partie de sa vie, s’étant engagé au sein du FBI. Son passé va s’avérer un atout précieux quand il va se rendre compte que les mystérieux braqueurs qui terrifient tout le monde semblent vouloir accomplir un rituel spirituel : les huit, consistant en huit épreuves extrêmes.

De quoi les huit ? Budhi (Edgar Ramirez) cherche à atteindre un état de méditation en faisant huit épreuves ? Et mettre à mal le monde de la finance et tout ça ? Ah bah non… Et c’est ça en fait tout le problème du film : ils n’en ont rien à battre du film original, ils essayent juste de capitaliser sur la sympathie qu’ont les gens à son égard pour nous fourguer une compilation de sports extrêmes filmés avec les plus gros moyens possibles. Ils ont bien sûr gardé quelques idées communes, mais mieux valait s’en passer, notamment pour l’aspect « art de vivre », transformé ici en pseudo philosophie nanardesque au travers du personnage de Samsara (Teresa Palmer), absolument ridicule. De même, l’enquête du FBI et l’infiltration de Utah sont d’un vide ahurissant, comme tout ce qui entoure le scénario, indigeste au possible. Néanmoins, le film n’est pas une merde absolue puisque l’intention de base est respectée et plutôt bien maîtrisée : celle de nous livrer du sport extrême très esthétique. C’est impressionnant, les décors sont puissants, la réalisation magnifique. Ça n’en fait pas un  bon film ni même un correct, mais ça aide à faire passer la pilule.

Ce contenu a été publié dans Cinéma, Critiques. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.