X-Men : Apocalypse

X-Men : Apocalypse
2016
Bryan Singer

Pas forcément la saga de super-héros la plus intéressante ayant vu le jour, les X-Men étaient jusqu’alors une déception tant qualitative que financière, figurant parmi les franchises les plus chères mais les moins rentables. X-Men : Le Commencement fut même un échec assez cuisant, alors même qu’il s’agissait du meilleur épisode ayant vu le jour. Puis c’est alors qu’un épisode changea la donne : Days of Future Past. Rassemblant les casting des deux générations grâce à une histoire à double temporalité, le film confirma le nouvel élan de la franchise démarré avec Le Commencement, et les recettes s’envolèrent enfin (748 M$ dans le monde). Cette fois la saga repartait sur de bons rails, et à l’annonce de l’adaptation d’un des arcs les plus mémorable du comics, l’excitation était à son comble.

On pensait tous que le gène X était une mutation découverte très récemment, mais en réalité dès l’Egypte antique certains mutants apparurent, comme ce fut le cas En Sabah Nur (Oscar Isaac), régnant sans partage sur le monde, jusqu’au jour où il fut trahi et enterré vivant, prisonnier du sommeil de sa phase de transfert (passant de corps en corps pour récupérer les pouvoirs des autres mutants). Malgré sa dangerosité, de nombreux adeptes ont perduré, et plusieurs milliers d’années plus tard son corps fut retrouvé et réactivé. Voyant l’état du monde et l’absence de suprématie des mutants, il va réunir une équipe pour reprendre possession du monde et en bâtir un nouveau à son image.

Personnage dérivé du mot apocalypse, qui signifie révélation, Apocalypto est bien à l’image de son personnage dans le comics, à savoir un être quasi divin capable de révéler le véritable potentiel des mutants en les amenant à la prochaine étape de l’évolution. Un fait particulièrement visible pour Angel, moins pour les autres, et en dehors de ce fait l’histoire ne suit pas du tout celle des comics, et ce qui est fait n’est pas si intéressant. On ne voit pas bien qu’elles sont les motivations d’Apocalypto, quel est son plan pour changer le monde, ses pouvoirs n’impressionnent pas et de manière générale il manque de charisme. Un manque de charisme qu’on retrouve chez la plupart des nouveaux arrivants, que ce soit Cyclope (Tye Sheridan), Jean Gray (Sophie Turner), Diablo (Kodi Smit-McPhee), Tornade (Alexandra Shipp) ou Psylocke (Olivia Munn). Heureusement, on retrouve Eric / Magneto (Michael Fassbender), Charles Xavier / Professeur X (James McAvoy), Raven / Mystique (Jennifer Lawrence),  le Fauve (Nicholas Hoult), un cameo de Logan (Hugh Jackman) ou encore Peter / Vif-argent (Evan Peters) qui nous régale une fois de plus avec une scène à haute vitesse, mais les nouveaux, pas très convaincants malgré la carrière en pleine explosion de leurs interprètes, ont tendance à prendre trop de place. Sachant que le prochain film prévu pour 2020 devrait être basé sur eux, c’est dommage.

Une histoire et des personnages décevants, mais le visuel spectaculaire auquel Bryan Singer nous avait habitué n’a pas le même impact, tombant dans la surenchère sans jamais offrir de scène vraiment mémorable en dehors de celle de Quicksilver. On note même un plan grossier, celui où Jean Gray  flotte dans les airs sur la fin, une incrustation sur fond vert particulièrement criarde. Beaucoup de scènes de combats, un sentiment de grandeur général, et globalement le film est très divertissant, mais entre des protagonistes et une histoire qui laissent dubitatifs, sans compter les problèmes chronologiques (personnages trop vieux par rapport à la première trilogie qui ne devraient même pas être nés pour certains, et le casting original n’a que peu évolué depuis Le Commencement, alors même que 20 ans se sont écoulés), on a du mal à se montrer enthousiaste.

Disponible en version alternative et vidéo :
https://www.youtube.com/watch?v=EUE2Grm4LFY

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