Le Monde de Dory

Le Monde de Dory
2016
Andrew Stanton, Angus MacLane

Cela fait déjà 13 ans depuis la sortie du Monde de Nemo, l’un des plus grands succès de toute l’histoire pour un film d’animation (864 M$ à sa sortie et 937 M$ avec la ressortie 3D). Disney essayait depuis des années d’en faire une suite histoire de capitaliser sur le capital sympathie et l’immense popularité du premier, mais officiellement la firme attendait le bon scénario pour lancer le feu vert. Et finalement, il semblerait qu’ils aient décidé de s’en passer, et le démarrage historique aux Etats-Unis (135 M$ pour son premier week-end, un record pour de l’animation) leur donne raison.

Après un début de vie difficile (mort de sa femme, de ses enfants et kidnapping du seul rescapé de la portée), Marin (Franck Dubosc) pensait enfin pourvoir se reposer avec son fils Nemo et son nouvel amour Dory, mais cette dernière va se mettre en tête de retrouver ses parents, perdus de vue dès sa plus tendre enfance. Pas facile de partir à l’aventure quand on est amnésique et qu’on souffre de troubles de la mémoire immédiate !

Déjà très importante dans le premier film, Dory occupe cette fois la première place, mais au fond rien ne change vraiment. Le schéma est très semblable à celui de son prédécesseur dans la mesure où on suit Dory et Marin, bien que séparés par moments, traversant océans et mers pour retrouver quelqu’un. Ça n’est plus Nemo cette fois, on cherche désormais les parents de Dory, mais après tout dans Le Monde de Nemo ce qui importait n’était pas tellement la destination mais plutôt le voyage, et cette fois encore les véritables éléments de l’histoire se situent au delà du motif du départ, notamment sur les conditions de déplacement et sur les personnes qui croiseront la route de nos héros. On trouve donc plein d’intervenants atypiques comme la baleine et le lamantin, le poulpe ou encore les phoques et les oiseaux. Une richesse relative appuyée par la qualité du doublage auquel participent Mathilde Seigner, Philippe Lellouche, Kev Adams et un paquet des plus emblématiques professionnels du milieu. Néanmoins, si le public adulte n’est pas oublié, notamment avec le running-gag sur Claire Chazal, il est évident que la cible visée est très jeune et l’humour est globalement très en dessous du premier. Entre une technique plus très impressionnante aujourd’hui et une histoire dont la trame et les thèmes sonnent comme une redite, la magie n’opère plus tant que ça et cette suite paraît un peu trop facile.

Disponible en version alternative et vidéo :
https://www.youtube.com/watch?v=dYjOFsYEVp0

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