Le Livre de la jungle – le film

Le Livre de la jungle – le film
1995
Stephen Sommers

Alors que Disney nous a refourgué bien gratuitement son remake de son classique d’animation en pseudo version live où en dehors de l’enfant le côté réel fait doucement rire, ce même studio avait fait plus de 20 ans avant le pari d’une version en chair et en os, remplaçant la « facilité » des animations par un travail de dressage des animaux bien plus impressionnant. Cela sera t-il suffisant pour rendre l’histoire intéressante ?

Venant tout juste de tomber dans le travers de ressortir une vieille histoire telle quelle, cette déclinaison prenait le pari d’une histoire « originale ». Oubliez l’enfance de Mowgli (Jason Scott Lee), cette fois, après une petite introduction pour expliquer son changement de milieu de vie, on retrouve notre héros dans le corps d’un adulte qui a dompté la jungle. Le hasard des choses va mettre sur sa route Kitty (Lena Headey), la fille du colonel Brydon (Sam Neill) qui était son amour de jeunesse, ravivant une flamme passée, ce qui ne sera pas au goût du capitaine Boone (Cary Elwes), le prétendant actuel de Kitty.

L’histoire du petit enfant devenu sauvage en étant élevé par les animaux de la jungle n’était pas bien intéressante mais avait le mérite d’un minimum d’originalité. Ici, en plus d’une romance téléphonée, on retrouve une histoire d’homme sauvage que le monde civilisé tente de ramener sur le droit chemin, ce qui n’est pas sans rappeler Tarzan avec moins de poésie et de magie, usant de gags similaires. Le film d’animation étant sorti après, il est probable que Disney est recyclé son idée et l’ait amélioré, d’où une comparaison peu flatteuse. On aurait pu passer outre si la mise en scène n’était pas si mauvaise avec une morale donnée en nous prenant par la main comme des débiles profonds, et en plus il faudra faire avec des acteurs pas forcément très convaincants. Reste alors le dressage et les décors, nous offrant une plongée magnifique et incroyable dans une jungle enfin fourmillant de vie où chaque animal a une connexion spécifique avec Mowgli, capable de faire plier les prédateurs les plus redoutables. C’est impressionnant et ça comble la frustration de la dernière itération en date, mais cela ne suffit pas pour en faire autre chose qu’un divertissement bas de plafond.

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